Pansements et accessoires pour les pieds

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Publié le 3 décembre 2005
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EN PRATIQUE : LES AMPOULES

AU COMPTOIR : « J’ai des ampoules aux pieds et je dois faire une compétition demain »

« Je me suis fait de grosses ampoules lors de mes séances d’entraînement. La compétition a lieu demain. Que puis-je faire pour y participer sans souffrir ? »

Votre réponse

« Il faut vous faut une protection antiampoules pour empêcher les frottements. Elle va jouer un rôle d’interface de confort entre les chaussures et la peau. Il est préférable de ne pas percer les ampoules, sauf si elles sont volumineuses et vous gênent trop. Percez-les alors à l’aide d’une aiguille désinfectée à l’alcool à 70 °C. Puis évacuez le liquide et lavez la plaie à l’eau savonneuse. Rincez et désinfectez. Une fois la plaie séchée, appliquez la protection antiampoules. »

L’ampoule n’est pas encore formée

Il faut intervenir à la moindre rougeur et même avant si l’on sait que l’on va avoir une conduite à risque : port de chaussures qui font mal, pratique sportive, longue marche…

– Pansements hydrocolloïdes

Les pansements hydrocolloïdes (Compeed, Urgo, Nexcare, Tricostéril…) peuvent être appliqués comme une « seconde peau » sur la zone à risque alors que l’ampoule n’est pas constituée.

Les hydrocolloïdes sont des pansements formés de deux couches. La couche interne est constituée d’une substance qui a une grande capacité à absorber les exsudats. La couche externe est en général formée par un film de polyuréthanne.

Les avis sont cependant partagés sur leur utilisation. Ces pansements sont secs, donc strictement non viscoélastiques. De fait, ils ne possèdent aucune capacité à absorber les frottements importants. Certains podologues ne les recommandent pas en prévention car ce ne sont pas des répartiteurs de charges, donc ils n’éliminent pas complètement le risque d’apparition d’ampoules.

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– Produits lubrifiants

Plus basique, l’application d’une pommade grasse réduit les frottements mais risque de tacher les vêtements, chaussettes ou collants.

L’application d’un stick antiampoules (Compeed) sur les zones à risque d’échauffement avant d’enfiler ses chaussures empêche les frictions. Lors de l’utilisation de ce stick aux propriétés lubrifiantes non grasses, la peau doit être parfaitement sèche.

– Pansements en spray

Les pansements en spray (Urgo, Tricostéril, Cavilon, Elastoplast…) délivrent une solution filmogène également utile.

– Gels de silicone

Les gels de silicone (Protections à l’épithélium 27 d’Epitact) sont des dispositifs auto-adhésifs lavables à l’eau et au savon (une trentaine de fois) et réutilisables. Ils créent une interface entre la zone de frottements sur la chaussure et l’épiderme du pied. Ainsi, plus on se rapproche de la surface de l’épiderme, moins les mouvements de cisaillement sont amples. Au contact direct de la peau, il n’y a donc pas de mouvement. L’adhésivité et l’épaisseur absorbent l’énergie des frottements qui se retrouve dissipée dans le réseau du gel d’épithélium (1 mm d’épaisseur).

Dans les zones de frottements intenses, mieux vaut appliquer un adhésif sur le pansement pour un meilleur maintien. Une fois l’activité terminée, retirer la silicone, la laver et la laisser sécher à l’air avant la prochaine utilisation.

– Gels de polymère

Les gels de polymère, dans lesquels sont dispersés une huile minérale (Gelactiv Scholl), absorbent eux aussi les frottements car ce sont des répartiteurs de pression. Mieux vaut les retirer en fin de journée. Il sont lavables et réutilisables après séchage et pulvérisation de talc.

L’ampoule est formée mais non percée

Eviter de percer l’ampoule, ce qui favoriserait l’infection.

– Pansements hydrocolloïdes

Un hydrocolloïde peut rester en place plusieurs jours et ne doit être changé que lorsqu’il commence à se décoller (soit tous les 3 à 4 jours), sinon la cicatrisation risque d’être perturbée.

– Gels de silicone

Si le patient doit beaucoup marcher ou faire du sport, les gels de silicone sont plus indiqués pour poursuivre l’activité car ils soulagent mieux la douleur au niveau de la zone de frottements.

– Ampoule très gênante

Si elle est vraiment volumineuse, l’ampoule peut être percée. Il faut alors le faire avec une fine aiguille soigneusement désinfectée à l’alcool à 70°. Une fois le liquide évacué, la plaie doit être bien lavée à l’eau savonneuse, rincée et délicatement séchée. Appliquer ensuite un antiseptique à large spectre et la protection.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN HYDROCOLLOÏDE

L’ampoule est en partie arrachée ou à vif

Préserver au maximum la peau pour protéger la zone sous-jacente très douloureuse. La peau externe, même « morte », s’avère une protection efficace contre d’éventuelles infections.

– Antiseptiques

Sans augmenter l’ouverture, il faut appliquer soigneusement un antiseptique à large spectre non alcoolisé (ne pas mélanger deux antiseptiques) pour nettoyer la peau sous-jacente. Ensuite, il est recommandé de plaquer la peau morte en protection de la zone lésée.

– Pansement hydrocolloïde

Un pansement hydrocolloïde peut être alors appliqué, il va gonfler en présence de l’exsudat et prendre l’aspect d’un gel. L’hydrocolloïde va favoriser l’activité cellulaire au cours des différentes phases du processus de cicatrisation en maintenant un milieu chaud et humide. Le pansement isole la plaie des contaminations et des souillures extérieures tout en permettant les échanges gazeux et le soulagement de la douleur. La cicatrisation est assurée plus rapidement qu’avec des pansements classiques. Ces pansements ne peuvent en revanche pas être conseillés en cas de plaies surinfectées, d’artériopathie sévère ou chez un diabétique.

– Gel de silicone

Le gel de silicone, occlusif, ne doit pas être laissé au contact de la peau lésée (ampoule percée) sur une longue durée. Le laisser uniquement le temps de la pratique de l’activité.

Evolution et complications

L’évolution est favorable si on supprime le frottement, l’ampoule se dessèche et guérit en une semaine.

Si l’ampoule n’est pas protégée, elle rompt et laisse la place à une plaie qui peut saigner. En cas d’infection, la douleur est permanente, le liquide qui s’écoule est trouble ou purulent. L’ampoule percée est une porte d’entrée pour les microbes. La consultation s’impose. Il en va de même lorsque les ampoules sont multiples, si la vaccination antitétanique n’est pas à jour et chez les diabétiques, immunodéprimés, artéritiques.

POUR APPROFONDIR : Le mécanisme de formation d’une ampoule

Des pressions et des frottements constants sur l’épiderme – qui est fin – provoquent à la longue une séparation de la couche basale du reste de l’épiderme. L’espace créé est alors rempli par une sécrétion naturelle : la lymphe. Cette réaction, ainsi que le ramollissement de la couche supérieure, est une réaction de défense de l’épiderme lui-même afin de protéger de la pression les tissus situés sous l’ampoule (cela peut être comparé à une brûlure du deuxième degré). Toute pression supplémentaire sur l’ampoule va conduire à son éclatement. La peau abîmée peut alors s’infecter, ce qui va ralentir le processus de cicatrisation. Ce processus de cicatrisation comporte quatre étapes : l’autodétersion de la plaie par les macrophages, la multiplication cellulaire, la stimulation de la synthèse du collagène et de l’élastine (formation de tissu conjonctif) et la maturation tissulaire conduisant à l’épidermisation. Les tissus situés sous l’ampoule peuvent aussi s’altérer.

EN PRATIQUE : LES VERRUES

AU COMPTOIR : « Mon fils a une verrue douloureuse sous l’avant-pied »

« Mon fils de 5 ans a régulièrement une verrue douloureuse sous l’avant-pied. Notre dermatologue l’a brûlée, mais elle est revenue quand même. »

Votre réponse

« Les récidives sont fréquentes. C’est pourquoi je ne peux que vous inciter à retourner voir votre dermatologue. »

Les verrues sont d’origine virale (Papillomavirus). Ces tumeurs épidermiques bénignes sont fréquentes (5 à 10 % de la population). Le risque de contamination est favorisé par des contacts humides lors de la fréquentation des piscines, des salles de douches communes, des sols. On peut être porteur du virus et ne le développer qu’à l’occasion d’un stress, d’une fatigue, d’une baisse immunitaire ou d’un bouleversement hormonal.

Aux pieds, les verrues infiltrent la peau et se développent à n’importe quel endroit. Elles n’apparaissent donc pas nécessairement sur des zones d’hyperpression. Elles se recouvrent souvent d’une peau épaisse, gênant parfois leur visualisation (la verrue plantaire présente une surface blanchâtre, molle et spongieuse, au contour assez régulier et avec une rupture des sillons épidermiques). Après ablation de la couche cornée, des points noirs hémorragiques sont visibles. Au départ, les verrues ne sont pas forcément douloureuses mais peuvent le devenir.

Les traitements sont choisis en fonction du type de verrue, de son extension et de son siège. Il faut parfois en utiliser plusieurs avant d’obtenir la disparition complète.

Les kératolytiques

Les solutions, crèmes et autres dispositifs à l’acide salicylique (ou comportant des dérivés kératolytiques) nécessitent de la patience. Les traitements sont longs et l’application de solutions type Duofilm, Kérafilm ou Nitrol doit être renouvelée tous les jours, de préférence le soir, pendant 6 à 12 semaines. Exception, le dispositif à disques imprégnés Transvercid, à poser le soir et à laisser en place environ huit heures, ne s’utilise pas plus d’un mois.

Une interruption précoce de ces traitements peut entraîner des rechutes.

Chronologiquement, on protège la peau saine avoisinante avec un vernis incolore (Verlim…), on applique le kératolytique recouvert d’un pansement occlusif à garder en permanence (une étude a même montré l’efficacité de l’application d’un simple pansement occlusif par rapport à la cryothérapie). Il faut toutefois espacer les applications en cas d’irritation. Tous les 2 ou 3 jours, frotter doucement (sans faire saigner) la surface de la verrue avant l’application avec une lime en carton ou une pierre ponce. En cas de saignement, le traitement doit être interrompu trois jours.

La cryothérapie

Réalisée par azote liquide, neige carbonique ou protoxyde d’azote, elle s’applique directement sur la verrue, congèle la peau et détruit le virus par anoxie intracellulaire et thrombose intravasculaire. Le froid permet de décoller la verrue du socle conjonctif qui la relie à la peau. Une fois ce support nourricier supprimé, la verrue tombe naturellement et disparaît. Une cloque parfois douloureuse apparaît à l’emplacement de la verrue.

– A l’officine aussi

Le dispositif CryoPharma consiste à appliquer un froid sec anesthésiant pulvérisé à – 50 °C. Il est procuré par un mélange de diméthyléther et de propane, pendant un temps suffisamment bref pour éviter la douleur et la sensation de brûlure éprouvée habituellement avec l’azote liquide (- 180 °C).

L’embout en mousse imprégné de gaz réfrigérant s’applique fermement sur la verrue, en une seule application ne dépassant pas 20 secondes. Sur les verrues anciennes et profondes, il est conseillé de poncer ou limer la callosité avant d’appliquer le tampon en mousse et, si nécessaire, de renouveler l’opération 15 jours plus tard. Un léger picotement est possible à l’application.

-#gt; Précautions d’emploi

– A ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 4 ans.

– Ne pas traiter la même verrue plus de trois fois à 15 jours d’intervalle (au-delà, consulter).

– Utiliser un embout en mousse différent à chaque fois et ne traiter qu’une seule verrue à la fois par une seule application.

– Attendre 15 jours avant de traiter une deuxième verrue.

– Ne pas fumer durant l’application (inflammable).

– Après, garder l’endroit traité propre, ne pas gratter ou peler, protéger les ampoules éventuellement apparues avec un pansement adapté et ne pas les percer.

– Les douches et baignades sont possibles.

– Gare aux méfaits ! En effet, les techniques de congélation peuvent être responsables d’une dépigmentation de la peau. Une mauvaise utilisation de CryoPharma (application trop longue) peut entraîner une congélation trop profonde avec lésion des parties gelées, entraînant des cicatrices ou une gelure.

Un risque de nécrose n’est pas à exclure en cas d’utilisation abusive.

Les patchs

Le patch d’appui à la teinture de thuya (Epitact) facilite la marche en répartissant les pressions (la teinture de thuya a de plus une action verrucide). On peut le garder jusqu’à trois jours en l’ôtant pour prendre une douche. Les patchs conviennent bien aux verrues douloureuses et sont à conseiller aux pieds à risque (pied du diabétique), sensibles ou fragiles. Ils peuvent s’employer après intervention médicale par cryothérapie (pour soulager la douleur postopératoire) et sur des verrues anciennes en raison de leur effet occlusif. Un bon mois de traitement est cependant nécessaire.

Les autres techniques

-#gt; L’intervention chirurgicale est pas ou peu pratiquée dans le cas des verrues plantaires car la cicatrisation se fait mal sous le pied.

-#gt; Le traitement au laser permet de détruire complètement la verrue. S’il ne provoque aucun saignement, il est en revanche très douloureux et peut laisser des cicatrices. C’est plutôt une solution de dernier recours.

-#gt; L’injection de bléomycine est également considérée comme une solution de dernier recours. Elle se fait directement à la base de la verrue et est très douloureuse.

Prévenir les verrues

-#gt; Eviter les salles communes humides (piscine, douches de vestiaire…).

-#gt; Eviter de marcher pieds nus à la maison ou dans les lieux publics.

-#gt; Porter des sandales aux abords des piscines et dans les douches.

-#gt; Se laver les mains après un contact avec les verrues.

-#gt; Remplacer régulièrement le linge de toilette et les semelles internes de chaussures pour éviter les récidives.

POUR APPROFONDIR

LES DIFFÉRENTS TYPES DE VERRUES

EN PRATIQUE : LES CORS ET DURILLONS

AU COMPTOIR : « Je ne supporte plus mes escarpins »

« J’ai des cors sur les orteils et je ne supporte plus mes escarpins.»

Votre réponse

« Appliquez un pansement protecteur sur le ou les orteils concernés et mettez des chaussures plus confortables. »

Cor, durillon, ou verrue ?

– Les cors sont un peu plus petits, bien limités, plus profonds que les durillons. Ces kératoses se situent sur la plante des pieds et les phalanges. Un oeil-de-perdrix est un cor interdigital.

– Les durillons, plus larges, superficiels, compacts, mal délimités sont surtout sur les zones de pression.

– Les verrues n’apparaissent pas forcément au niveau des zones d’hyperpression. De petites verrues apparaissent autour de la verrue « mère ».

Les facteurs prédisposants

-#gt; Chaussures inadéquates.

-#gt; Orteils en griffe.

-#gt; Morphologie : pied égyptien (premier orteil plus long que les autres), pied creux ou contracté (le pied se cambre, appui au sol très limité, en arrière sous le talon et avec un appui important sous les têtes des métatarsiens).

-#gt; Port de talons.

Traiter

Pour ôter cors et durillons, commencer par faire ramollir la lésion en cause puis utiliser tous les jours un kératolytique (attention chez les diabétiques !) en protégeant la peau saine.

Protéger, prévenir

– Avec des feutres

Fins ou épais selon la kératose, ils suppriment les frottements dans la chaussure.

– Avec des protecteurs spécifiques : coussinets et tubes protecteurs, séparateurs d’orteils, coussins, emplâtres pour cors et durillons, feutres ronds (articulation).

-#gt; Avantages : ces protecteurs en moleskine, feutre, mousse, molleton, gel sont une aide temporaire.

Les séparateurs, redresseurs d’orteils, coussinets, couvre-orteils ont un intérêt dans les déformations osseuses car ils redistribuent les appuis plantaires et préviennent la formation de cors.

Le tube protecteur permet une découpe sur mesure.

-#gt; Inconvénients : la cause n’est pas traitée. Ils ne doivent pas être utilisés de façon prolongée et continue. Les formes adhésives ne doivent pas être appliquées sur une peau abîmée ou irritée.

Les articles divers

– Avec les râpes et limes, le ponçage doit se faire du talon vers l’intérieur, sans mouvement de va-et-vient. La lime peut propager les verrues plantaires.

– Avec les pierres ponces, frotter trop fort ou trop souvent a un effet contraire à celui recherché : la peau épaissit.

– Avec les coupe-cors, risque d’hémorragie ou de surinfection. A proscrire chez les diabétiques, personnes âgées ou à mouvements limités en amplitude…

– L’émondage à l’aide d’une lame de rasoir est à exécuter avec prudence et à réserver au pédicure.

POUR APPROFONDIR : Physiopathologie de l’hyperkératose

En vieillissant, les kératinocytes de l’épiderme montent à la surface de la peau, se chargent de kératine, perdent leur noyau, meurent et sont éliminés (desquamation). Ce cycle dure 35 à 45 jours. Normalement le taux de mitoses dans la couche basale est égal au taux de desquamation. Lorsque la peau est soumise à des pressions trop fortes ou à des microtraumatismes répétés, le taux de renouvellement cellulaire croît. Ce phénomène conduit à la migration d’un nombre de cellules plus important à la surface de la peau, se traduisant par un épaississement de la couche cornée et l’apparition de zones d’hyperkératose ou cônes kératosiques.

Si la pression n’est pas éliminée, le cône kératosique se développe, prend appui sur l’os le plus proche. Il comprime les terminaisons nerveuses et génère une forte douleur.

EN PRATIQUE : LES MÉTATARSALGIES

AU COMPTOIR : « Ces douleurs plantaires me gâchent la journée »

« J »ai l’impression de marcher sur mes os et j’ai mal. Le podologue que j’ai consulté m’a prescrit un coussinet plantaire. J’ai des doutes. »

Votre réponse

« Portez-vous souvent des chaussures avec des talons hauts ? D’après votre plainte, il est clair que vous souffrez d’un affaissement du capiton plantaire qui a provoqué une métatarsalgie. Le coussinet plantaire est tout à fait indiqué. »

Physiopathologie

Avec l’âge et le port répété de hauts talons, le capiton plantaire, qui est un tissu répartiteur de charges, s’amincit et ne protège plus les têtes métatarsiennes, d’où l’impression de marcher sur des « os » et d’échauffement. La peau en regard des têtes métatarsiennes subit alors des pressions trop fortes et, par réaction de défense, produit un excès de corne. Il en résulte l’apparition de durillons.

Pour confirmer simplement le diagnostic, il suffit de vérifier la présence de durillons douloureux à la marche et à la pression, à la base des deuxièmes orteils.

Questions à poser

-#gt; Comment vous chaussez-vous et/ou depuis combien de temps portez-vous des talons hauts ?

-#gt; La douleur vous empêche-t-elle de porter vos chaussures ? Avez-vous des durillons ? des rougeurs ?

-#gt; Souffrez-vous de diabète, de neuropathie ou d’artériopathie?

Prescription podologique

– Orthèse plantaire

Lorsqu’un affaissement du capiton plantaire est diagnostiqué, il est nécessaire de réaliser une orthèse plantaire sur mesure.

Un pharmacien ayant le diplôme d’orthopédie peut les délivrer et même les réaliser lui-même ou sous-traiter leur réalisation (Ormihl, Podofrance…). Le remboursement LPPR est de 28,86 euros pour une paire.

– Coussinets

Les coussinets plantaires sont une interface de confort (à porter tous les jours dans les chaussures habituelles) pour prévenir les douleurs plantaires. L’avantage du coussinet par rapport à une orthèse est le faible encombrement. Les deux peuvent être mis ensemble dans la chaussure.

-#gt; Demander la pointure : il existe plusieurs tailles.

-#gt; Faire déchausser la personne dans la cabine orthopédique pour qu’elle essaye ses coussinets.

-#gt; Rechercher des signes révélateurs d’une pathologie associée. Une rougeur sur le côté du premier métatarsien doit faire penser à un début d’hallux valgus, communément appelé « oignon ». Une sécheresse cutanée en zone talonnière mérite l’application d’une crème hydratante pour éviter l’apparition de callosités et de crevasses.

Vos conseils de délivrance

-#gt; Porter le dispositif quotidiennement.

-#gt; Les coussinets sont lavables en machine.

-#gt; En posséder deux paires pour en avoir une disponible quand l’autre est au lavage.

-#gt; Indiquer, en cas de port de chaussures ouvertes, l’existence de produits plus adaptés comme le coussinet d’été.

-#gt; Préciser qu’il faut parfois quelques jours pour s’habituer à la présence d’un coussinet en zone plantaire. Dans ce cas, commencer à porter le coussinet quelques heures le premier jour puis augmenter progressivement la durée d’utilisation.

-#gt; Conseiller l’utilisation quotidienne d’une crème hydratante pieds secs.

-#gt; Insister sur l’observance du traitement : port du coussinet régulièrement, si possible quotidiennement.

-#gt; Prévenir le patient que même si la douleur n’est plus ressentie, le capiton plantaire reste défaillant, son altération est irréversible. Autrement dit, en cas d’interruption de port, le pied se trouve confronté de nouveau à des hyperpressions. En revanche, l’utilisation du coussinet sur plusieurs mois conduit à une disparition de leurs conséquences : durillons, rougeurs…

-#gt; Choisir des chaussures ni trop étroites, ni trop hautes, avec un talon de 4 cm au maximum. Les chaussures en cuir tressé s’adaptent à la forme du pied.

Les produits

– Le gel de silicone

Le gel de silicone breveté à l’épithélium 26 (Epitact) présente des propriétés viscoélastiques en compression et en cisaillement voisines de celles du capiton plantaire humain. Il agit comme un répartiteur de charges et inhibe les hyperpressions responsables de métatarsalgies.

– Les coussins plantaires Gelactiv (Scholl)

Le matériau, un gel polymère souple et confortable, permet un soulagement immédiat en protégeant des pressions et en minimisant les frictions.

– Les demi-semelles

Les demi-semelles Shopping #amp; Dancing de Scholl, transparentes et discrètes, absorbent les chocs et empêchent les pieds de glisser dans les chaussures. Elles contribuent ainsi à éviter l’échauffement et la douleur au niveau des coussins plantaires. Bien que autofixantes, elles peuvent glisser, notamment dans les nu-pieds.

– Les semelles standard

Leur réalisation nécessite l’usage de matériaux spécifiques (base cuir, base mousse, base résine et produits dérivés, matériaux amortisseurs), souples et fermes à la fois pour permettre de prendre appui sous les zones saines afin de décompresser les zones douloureuses.

La mousse de polyéthylène réticulée a une bonne densité. Lors de la première utilisation, elle se tasse de 1 mm sous la pression du pied, créant une empreinte définitive, évitant ensuite au pied de bouger.

Pour les femmes portant des talons aiguilles, source de métatarsalgies, les semelles Ladycal sont constituées d’une mousse en latex et d’une « pelote rétrocapitale » insérée dans la semelle.

Les sportifs (haut niveau) ont plutôt besoin d’une semelle en résine thermoformable recouverte de mousse de néoprène de forte densité, elle-même recouverte d’un jersey tissé dans la masse et muni de coussinets amortisseurs (Foot Partners).

LES OS DU PIED

Complications

– Pour les métatarsalgies avec hyperkératoses :

– griffes des orteils (orteils relevés en marteau) ;

– déformation des orteils ;

– celles des cors et durillons.

– Pour les métatarsalgies sans hyperkératoses :

– subluxation ;

– synovite inflammatoire ;

– luxation de l’articulation métatarsophalangienne ;

– nécrose et déformation arthrosique de la 2e tête métatarsienne.

L’AVIS DU SPÉCIALISTE : « On doit éviter si possible le recours à la chirurgie »

Les métatarsalgies sont-elles fréquentes ?

Dr Guy Sparacca, podologue à Hyères : La pathologie métatarsienne est vaste, souvent en rapport avec une pathologie de la première tête métatarsienne. Une bonne analyse sémiologique permet d’éliminer une pathologie inflammatoire, neurologique, microtraumatique.

Toute pathologie provoquant des désordres articulaires au niveau de l’orteil et de son métatarsien peut entraîner des métatarsalgies.

Le traitement se doit d’être préventif. Il est heureusement aussi curatif, associé à la rééducation et à l’amélioration du chaussage. On doit éviter si possible le recours à la chirurgie qui peut apporter des bons résultats mais qui a toujours des suites lentes.

POUR APPROFONDIR : Les points d’appui du pied

Le poids du corps est réparti sur le pied entre trois points d’appui :

-#gt; la première tête métatarsienne ou coussin plantaire du gros orteil ;

-#gt; la cinquième tête métatarsienne ou coussin plantaire du petit orteil ;

-#gt; le calcanéum ou talon.

Entre ces trois points d’appui sont tendues les arches du pied, au nombre de 4 (2 transversales, 2 latérales), qui constituent la voûte plantaire. Celle-ci permet la répartition du poids du corps sur les trois points d’appui.

Au niveau des points d’appui du pied, la couche la plus profonde de la peau, l’hypoderme, est beaucoup plus épaisse qu’ailleurs : 1 cm en regard des têtes métatarsiennes jusqu’à 2 cm en regard des talons. Ce tissu cutané, appelé « capiton plantaire », est constitué de nombreux lobules graisseux. Ces lobules sont contenus dans des loges de tissu conjonctif évoquant un nid d’abeille. Sous l’action d’une pression, ces lobules semi-liquides se déforment, s’étalent et permettent ainsi de répartir équitablement les forces exercées. Le capiton joue le rôle d’absorbeur de chocs lors de l’impact talon/sol. Avec l’âge, le capiton plantaire s’use peu à peu. Les lobules graisseux ne sont plus maintenus en réseau et fuient hors des zones d’appui.

Les têtes métatarsiennes ne sont plus efficacement protégées, des douleurs et des échauffements apparaissent sous l’avant-pied. On parle de métatarsalgies quand la zone métatarsienne devient douloureuse.

Les facteurs favorisants de l’usure du capiton sont le port régulier de talons et le port habituel de chaussures à semelles tendres.

EN PRATIQUE : L’HALLUX VALGUS

AU COMPTOIR : « J’ai une bosse sur le côté intérieur du pied »

« J’ai un os saillant, comme une bosse sur le côté intérieur du pied. Elle est rouge et elle me fait mal quand je marche, notamment en randonnée.

Si cela s’aggrave, il faudra sans doute que je me fasse opérer mais je n’y tiens pas trop car il paraît que l’opération est très douloureuse.

Je ne voudrais pas en arriver à cette dernière extrémité. Que puis-je faire ? »

Votre réponse

« Comme 5 à 10 % des Français, vous souffrez d’hallux valgus. Je peux vous proposer une protection adaptée que vous pourrez utiliser non seulement dans vos chaussures de randonnée mais aussi dans vos chaussures de ville si vous le souhaitez. »

L’hallux valgus se traduit par une déviation du gros orteil (pouvant atteindre les 90°), qui tend aussi à s’accoler au deuxième orteil. Communément appelé « oignon », il correspond à la position saillante de la tête du premier métatarsien.

La déviation du gros orteil entraîne une modification des appuis. Le gros orteil ne joue plus son rôle de support et la charge qu’il supporte se reporte sur les deuxième et troisième métatarsiens.

Pour que l’avant-pied se déforme, il faut une prédisposition congénitale. La chaussure et le chaussage font ensuite le reste.

Causes et facteurs favorisants

-#gt; Sexe féminin (90 % des cas).

-#gt; Port de chaussures peu adaptées, trop étroites et pointues au niveau du deuxième orteil.

-#gt;Le metatarsus varus congénital chez les personnes jeunes : il s’agit d’une malformation du pied caractérisée par une déviation des métatarsiens en dedans par rapport à l’axe du pied.

-#gt; L’hallux valgus inflammatoire, conséquence d’un rhumatisme inflammatoire.

-#gt; Le pied égyptien (50 % des personnes) où le gros orteil, plus long que ses voisins, est repoussé vers le deuxième orteil.

Complications

-#gt; Formation de durillons et de cors en regard des têtes des deuxième et troisième métatarsiens, présence d’une bursite.

-#gt; Métatarsalgies.

-#gt; Contraction des quatrième et cinquième orteils qui se griffent avec le temps pour augmenter leur adhérence.

-#gt; Apparition de cors dorsaux (au sommet de l’articulation des orteils) et de cors pulpaires (sur l’extrémité des orteils).

-#gt; Vieillissement du cartilage de l’articulation métatarsophalangienne du gros orteil (arthrose) avec douleur articulaire.

-#gt; L’évolution d’un hallux valgus se fait toujours vers l’aggravation, mais elle dépend aussi du chaussage. C’est pourquoi il faut toujours orienter chez le spécialiste dès la prise de conscience de la déformation.

Les solutions

– Protections adaptables

Adaptables à toutes les chaussures, ce sont des dispositifs destinés à protéger la zone sensible et non à corriger la déformation.

La protection Hallux simple à l’épithélium 26 répartit les pressions et limite les frottements s’exerçant sur l’oignon.

Dans la même gamme, le coussinet double protection soulage à la fois l’oignon et les douleurs métatarsiennes qui lui sont associées.

Ce dispositif est facile à entretenir. Il est lavable en machine à 40 °C et donc réutilisable. Sa durée d’utilisation avant d’en changer est de 6 mois à un an.

Les chaussettes, bas ou collants peuvent être enfilés par-dessus.

– Emplâtres

Les emplâtres pour oignons sensibles de Scholl sont fins et flexibles.

Ils peuvent s’utiliser dans une chaussure fine et ne gênent pas les mouvements.

– Ecarteurs

Pour éviter le chevauchement entre le gros orteil et le deuxième orteil, il existe des écarteurs très confortables (Epitact, Scholl). Avant d’utiliser ce type de dispositif, il faut s’assurer qu’il ne pousse pas les deuxième, troisième, quatrième et cinquième orteils vers l’extérieur, ce qui pourrait provoquer des pathologies annexes.

– Chaussures d’hallux valgus

Ce sont des chaussures thérapeutiques de série à usage temporaire et à décharge de l’avant-pied. Différentes pointures (en général de moins de 35 à plus de 44) sont disponibles. Elles sont partiellement prises en charge.

– Chirurgie

La chirurgie de l’hallux valgus est nécessaire quand la douleur devient insupportable.

Il existe différentes formes cliniques d’hallux valgus et donc de nombreuses techniques opératoires.

Le chirurgien orthopédiste détermine quelle est la technique la mieux adaptée en fonction de l’ensemble des désordres statiques de l’avant-pied.

Les opérations de l’hallux valgus sont réputées douloureuses, avec de longues périodes de convalescence et de réadaptation.

Cependant, les techniques opératoires sont en perpétuelle amélioration.

Aujourd’hui, il est possible de pratiquer la chirurgie mini-invasive : réalisée en ambulatoire, moins agressive, moins traumatisante, elle consiste à pratiquer de petites incisions sur le pied pour procéder à l’ostéotomie. Cette technique demande un long apprentissage mais elle paraît prometteuse.

Dans la majorité des cas, l’intervention est réalisée en hospitalisation de jour. Le patient retourne à la maison avec une chaussure médicale à semelle rigide qu’il conservera deux à trois semaines. Elle sera ensuite remplacée par une chaussure de sport souple.

L’appui complet est autorisé en convalescence, mais en veillant à ménager des plages de repos avec le pied surélevé.

Avec les nouvelles techniques, les récidives sont également moins fréquentes.

Une surveillance annuelle est néanmoins recommandée.

POUR APPROFONDIR : Les déformations du pied

Les déformations de la voûte plantaire apparaissent avec l’âge, mais aussi avec le port des chaussures inadéquates (trop serrées, talons trop hauts).

Les ligaments qui retiennent les os deviennent tendus, affaiblis ou relâchés.

Les arches du pied commencent alors à se déformer et différents types de déformation peuvent à la longue faire leur apparition :

– le pied faible et le pied plat ;

– le pied creux ou contracté ;

– les orteils en griffe ;

– l’hallus valgus.

COMMUNIQUEZ ! PANSEMENTS ET ACCESSOIRES POUR LES PIEDS

RÉALISEZ VOTRE VITRINE : Pour laisser son empreinte dans les esprits

Le concept

#gt; L’événement : création d’un espace pied

#gt; Le message : votre pharmacien est aussi un spécialiste du pied

#gt; La couleur : bleu, vert, jaune vifs…

Les slogans

« Découvrez notre nouvel espace pied »

« C’est le moment de prendre soin de vos pieds »

« Toutes les solutions pour soulager vos pieds, c’est ici »

Les fournitures

– Nappes blanches en papier plissé

– Peintures acryliques

– Flèches en carton fluorescent

– Pochoirs en forme de pieds

– Papier A4

Plan de la vitrine

Le fond de la vitrine (panneau de polystyrène ou de contre-plaqué) et le sol sont recouverts de la nappe en papier blanc plissé.

Les inscriptions informatives sont réalisées en noir à l’imprimante sur feuilles A4 : « Hydrater », « Délasser », « Soigner », « Protéger », « Chouchouter ».

Les empreintes de pieds

Elles peuvent être réalisées à la peinture à l’acrylique, soit en sollicitant l’aide des enfants, soit en travaillant avec des pochoirs.

pour obtenir un fini brillant, vous pouvez utiliser du vernis en bombe.

La flèche

Support du slogan, la flèche est dirigée vers l’entrée de l’officine. L’inscription qui y figure est réalisée au pochoir ou en lettres adhésives. Arrimez-la au plafond à l’aide de fils invisibles en nylon fixés au verso par des oeillets autocollants ou par des rivets.

DES CONSEILS POUR VOTRE RAYON : Une offre clairement segmentée

Vous pouvez prolonger la vitrine en plaçant des empreintes de pied autocollantes sur le sol jusqu’au rayon. Il ne nécessite pas forcément une place importante pourvu qu’il soit bien signalisé.

Complémentarité de l’offre

Disposez la coutellerie et les pansements à proximité immédiate du rayon « Soins des pieds ». Selon le contexte offert par la topologie, la contention peut être rapprochée de cet univers.

Implantation avant et arrière

Optez pour un meuble entier ou une gondole. Trois étagères au minimum sont nécessaires. Consacrez 75 % de l’espace d’exposition à deux marques leaders, à achat spontané, et réservez la place restante à une marque conseil. Sur chaque étagère, les produits leaders sont situés sur la droite et les produits conseil à gauche.

La signalisation en fronton est la principale clé d’entrée. Le vocabulaire doit être simple : « Soin des pieds » ou « Espace pieds » est préférable à « Podologie ».

En zone arrière, réservez un ou deux tiroirs aux produits plus spécialisés (séparateurs d’orteils, coricides) et aux soins des pieds des diabétiques.

Segmentation par problématique

Rangez les produits par problématiques, identifiées en haut d’étagère : « Pieds secs », « Contre la transpiration », « Pieds fatigués »…

Les produits pour pieds secs représentant plus de la moitié des ventes, deux étagères leur sont réservées à hauteur des yeux. Si vous disposez uniquement d’un meuble bas, disposez-les sur l’étagère supérieure.

Le segment des « pieds fatigués » gagne à être travaillé. Rangez les références juste en dessous des produits pour pieds secs.

Les antitranspirants et déodorants occupent la troisième partie du meuble. Une partie des soins proposés sur cette étagère peut être doublée sur une autre étagère au sein du rayon homme, en complément de la gamme sport. Au bout de chacune des étagères, installez un porte-documents supportant des fiches conseil en rapport avec chaque problématique.

Les promotions

Le moment fort des ventes a lieu de mars à juillet : une opportunité pour les promotions et les animations. Installez dans l’espace « promo » une offre centrée sur un produit ou dédiée à une gamme. Vous pouvez également, au sein même du rayon, mettre en avant une promotion sur un seul produit ou sur l’ensemble du rayon. Soignez la clarté de votre offre à l’aide de porte-visuels : ancien prix barré et nouveau prix en gros, « x % pour l’achat de deux produits », « Un produit acheté x euros, deux produits achetés y euros »…

LES MOTS POUR CONVAINCRE : Aller au-devant d’une demande non exprimée

Le pied est souvent caché. De là à cacher ses maux, bon nombre de patients ne sont pas loin de le penser.

Susciter la demande

La plupart du temps, ce n’est que lorsqu’ils commencent à gêner que les pieds forcent à demander conseil. Pourquoi intervenir si tard ? Allez au-devant d’une demande non exprimée. Observez la démarche de vos patients, notamment à partir de 70 ans. Dépistez les éventuelles difficultés à marcher. Interpellez discrètement la personne : « J’ai l’impression que vous avez un peu de mal à marcher (ou un peu plus de mal à marcher ces temps-ci), j’aimerais que nous en parlions car j’ai peut-être des solutions pour vous soulager. » Variante possible à cette demande : « En avez-vous parlé à votre médecin ? » Les gens finissent, à tort, par s’habituer à une situation douloureuse mais pas insupportable : « J’ai mal, mais je suis bien obligé d’accepter, c’est comme ça… » Un client n’a pas forcément l’impression que des solutions existent. Pour les problèmes de pieds, rares sont les personnes qui vont chercher les solutions elles-mêmes.

On peut rétorquer qu’une telle attitude signe une démarche purement mercantile. Point de vue réducteur. Pour une personne âgée, la difficulté à marcher peut avoir des conséquences variées : constipation, prise de poids, perte de repère dans l’espace, d’où appréhension à sortir et isolement social renforcé. C’est un incontestable service à rendre que de permettre de conserver au maximum l’une des rares activités physiques possibles à un certain âge.

Avoir les produits en stock

Il est difficile de convaincre et de concrétiser l’acte de vente sans avoir les références disponibles immédiatement et visibles. Insistez auprès de vos prestataires pour avoir un échantillonnage. Pour une talonnette, un hallux valgus ou un capiton, il est nécessaire de montrer les produits.

Savoir de quoi on parle

Ces produits sont souvent onéreux, ce qui peut être un frein. Mettez en perspective le service véritablement rendu en regard d’un prix jugé trop élevé, et il ne sera pas difficile de convaincre un client indécis. A condition de bien connaître le produit et la pathologie… Ce domaine ne laisse pas de place à l’improvisation. Le bon vendeur est avant tout techniquement compétent : « Voilà, la solution que je vous propose est la meilleure pour telle et telle raison. » A l’inverse, si le discours ne repose pas sur une argumentation solide et factuelle, il y a de fortes chances que le produit, même élaboré, passe pour un gadget. Et là, pas question d’investir.

DOCUMENTEZ-VOUS

INTERNET

Fédération nationale des podologues (FNP)

http://www.fnp-online.org

Ce site propose des informations sur le pied et sa santé. Les rubriques, en accès libre (« Dossier santé », « Le conseil du mois », « Les questions fréquentes »), apportent des renseignements concrets et simples.

Maîtrise orthopédique

http://www.maitrise-orthop.com

Ce site propose un dossier intéressant, complet et illustré sur le traitement de l’hallux valgus par technique mini-invasive. But, principes, matériel, déroulement de l’intervention et suivi postopératoire sont détaillés. Il permet de savoir en quoi consiste l’intervention afin de mieux renseigner les patients qui vont la subir.

Union française pour la santé du pied et de la podologie (UFSPP)

http://www.sante-du-pied.org

Ce site propose des conseils nouveaux tous les mois ainsi que des opérations d’information et de prévention.

Les internautes peuvent bénéficier de conseils de podologues.

Le site fait le distinguo entre un « espace patient » généraliste et un « espace diabétique ».

Le tibia

Le tibia peut être le siège de frottements et de fortes pressions (port de rollers, de chaussures de ski…). La douleur est parfois vive et des ampoules peuvent là aussi apparaître. Pour les prévenir, il existe un gel de silicone à l’épithélium 29 (Epitact). Plus épais que pour les ampoules du talon ou des dessous de pieds, il présente l’avantage de se décoller sans douleur, même sur les zones pileuses.

Attitude préventive

-#gt; Chercher l’origine de l’ampoule (plis de la chaussette, chaussures) pour éviter que le problème ne revienne.

-#gt; Eviter de porter des chaussettes trop grandes ou trop épaisses.

-#gt; Préférer les chaussettes en coton.

-#gt; Chez les sportifs, utiliser progressivement du matériel neuf et ne jamais porter des chaussures neuves le jour d’une compétition. Au contraire, adapter progressivement la chaussure à son pied.

Votre conseil homéopathique

La verrue plantaire réagit à Antimonium crudum 9 CH, 5 granules 3 fois par jour, pendant 15 jours à un mois. Localement, on peut appliquer de la teinture mère de Thuya matin et soir, avec un Coton-tige.

Il existe aussi des spécialités comme Homéodose 28, 20 gouttes 2 à 3 fois par jour ; Abbé Chaupitre n° 79, 5 à 6 gouttes 3 fois par jour en dehors des repas, ou Verrulia : 1 cp à sucer matin et soir pendant 1 mois.

Automédication ou consultation ?

L’automédication est possible :

-#gt; quand les verrues ne sont pas douloureuses ;

-#gt; quand elles sont peu nombreuses.

La consultation s’impose :

-#gt; quand leur localisation est gênante ou délétère (tendon, pliure) ;

-#gt; quand elles sont profondes, douloureuses et/ou nombreuses ;

-#gt; quand elles résistent aux traitements vendus en pharmacie ;

-#gt; en cas d’aggravation ou de non-amélioration, de modification de volume ;

-#gt; en cas de saignement spontané ou accidentel.

L’épine calcanéenne

Cette excroissance osseuse part du calcanéum vers l’avant-pied. La douleur qui en résulte est la conséquence de tractions trop importantes exercées sur l’aponévrose, le tendon reliant l’avant-pied au talon. Cette douleur est plus fréquente le matin entre la zone d’appui du talon et le début de la cambrure du pied. L’épine calcanéenne est favorisée par la station debout, un chaussage inadapté et, surtout, le surpoids qui provoque l’affaissement de la voûte plantaire.

En crise, les infiltrations peuvent être nécessaires.

Pour prévenir les récidives, le port de talonnettes est utile car elles diminuent la tension des tendons.

Les différents types d’hallux valgus

-#gt; L’hallux valgus congénital se caractérise par l’apparition de la déformation avant l’âge de 15 ans.

-#gt; L’hallux valgus, pied tonique, se caractérise par un hallux valgus modéré avec une saillie interne importante du premier métatarsien.

-#gt; L’hallux valgus, pied laxe, avant-pied triangulaire : la déviation du gros orteil est marquée et le pied est souple. Ce type de déformation concerne surtout les femmes jeunes.

-#gt; L’hallux valgus, pied laxe, valgus de l’arrière-pied, est une forme aggravée de la précédente avec souvent un pied plat acquis. Après traitement chirurgical, il y a un réel risque de récidive.

-#gt; L’hallux valgus majeur du sujet âgé : la déformation du gros orteil est proéminente et présente depuis longtemps. Le risque de récidive est important, même après correction.

-#gt; L’hallux valgus arthrosique : à l’hallux valgus classique s’ajoute une arthrose métatarsophalangienne. Cette forme est relativement rare.

-#gt; L’hallux valgus enraidi : l’articulation de la première métatarsophalangienne est moins mobile. Une douleur articulaire à la mobilisation est de toute façon présente.

-#gt; L’hallux valgus récidivé : il se peut que les lésions aient été aggravées par l’acte chirurgical.

-#gt; L’hallux valgus compliqué peut s’accompagner de métatarsalgies ou d’autres pathologies plantaires.

Une fiche pour les diabétiques

N’hésitez pas à remettre une fiche « spécial soin des pieds » lors de la délivrance de chaque ordonnance d’antidiabétiques.

Inutile d’aller chercher midi à quatorze heures pour son contenu. Lavage soigneux, inspection quotidienne à la recherche de la moindre plaie, usage de produits adaptés contre la sécheresse cutanée et le développement bactérien, conseils pratiques (exclusion des bains chauds et de la marche pieds nus ).

Cahiers Conseil

N° du 05 mars 2026
  1. Préparer son voyage
  2. Trousse à pharmacie
  3. Le temps du voyage
  4.  Sur place
  5. Avis d’expert
  6. Bibliographie 
  7. Bibliographie 
  8. Bibliographie 
  9. Ranibizumab 
  10. Tériparatide 
  11. Bibliographie 
  12. thérapie
  13. VOUS
  14. INDUITES
  15. VOUS
  16. vous
  17. VOUS
  18. INFARCTUS DU MYOCARDE
  19. VOUS
  20. vous
  21. vous
  22. vous
  23. vous
  24. vous
  25. thérapie
  26. INFARCTUS DU MYOCARDE
  27. INDUITES
  28. Préparer son voyage
  29. vous
  30. INFARCTUS DU MYOCARDE
  31. INDUITES
  32. INDUITES
  33. INDUITES
  34. VOUS
  35. VOUS
  36. VOUS
  37. VOUS 
  38. INDUITES
  39. INFARCTUS DU MYOCARDE
  40. VOUS
  41. VOUS
  42. vous
  43. VOUS 
  44. INDUITES
  45. VOUS
  46. thérapie
  47. thérapie
  48. INDUITES
  49. thérapie
  50. INFARCTUS DU MYOCARDE
  51. VOUS
  52. INDUITES
  53. INDUITES
  54. INFARCTUS DU MYOCARDE
  55. INDUITES
  56. INDUITES
  57. VOUS 
  58. INDUITES
  59. INDUITES
  60. VOUS
  61. VOUS
  62. INFARCTUS DU MYOCARDE
  63. INFARCTUS DU MYOCARDE
  64. INDUITES
  65. INFARCTUS DU MYOCARDE
  66. VOUS
  67. ŒSOPHAGIEN
  68. INDUITES
  69. INFARCTUS DU MYOCARDE
  70. VOUS
  71. INDUITES
  72. INFARCTUS DU MYOCARDE
  73. INDUITES
  74. INDUITES
  75. INDUITES
  76. INDUITES
  77. thérapie
  78. INDUITES
  79. INFARCTUS DU MYOCARDE
  80. INDUITES
  81. INFARCTUS DU MYOCARDE
  82. ŒSOPHAGIEN
  83. INDUITES
  84. INFARCTUS DU MYOCARDE
  85. INDUITES
  86. VOUS
  87. VOUS
  88. vous
  89. INFARCTUS DU MYOCARDE
  90. VOUS
  91. INDUITES
  92. VOUS
  93. VOUS
  94. VOUS 
  95. INDUITES
  96. vous
  97. VOUS 
  98. INDUITES
  99. vous
  100. vous
  101. Préparer son voyage
  102. vous
  103. INDUITES
  104. INDUITES
  105. INDUITES
  106. thérapie
  107. thérapie
  108. thérapie
  109. thérapie
  110. INDUITES
  111. vous
  112. VOUS 
  113. vous
  114. VOUS 
  115. vous
  116. Préparer son voyage
  117. thérapie
  118. thérapie
  119. thérapie
  120. vous
  121. Préparer son voyage
  122. thérapie
  123. vous
  124. thérapie
  125. INDUITES
  126. thérapie
  127. thérapie
  128. VOUS
  129. INFARCTUS DU MYOCARDE
  130. INDUITES
  131. INDUITES
  132. INDUITES
  133. ŒSOPHAGIEN
  134. INDUITES
  135. VOUS
  136. VOUS
  137. INDUITES
  138. VOUS 
  139. INDUITES
  140. vous
  141. INDUITES
  142. vous
  143. INFARCTUS DU MYOCARDE
  144. VOUS
  145. INDUITES
  146. INDUITES
  147. VOUS
  148. Préparer son voyage
  149. VOUS
  150. INFARCTUS DU MYOCARDE
  151. INDUITES
  152. VOUS
  153. INDUITES
  154. INDUITES
  155. INDUITES
  156. vous
  157. vous
  158. VOUS 
  159. vous
  160. Préparer son voyage
  161. thérapie
  162. VOUS
  163. INFARCTUS DU MYOCARDE
  164. INDUITES
  165. thérapie
  166. vous
  167. vous
  168. VOUS
  169. VOUS 
  170. INDUITES
  171. VOUS
  172. INDUITES
  173. vous
  174. thérapie
  175. Préparer son voyage
  176. vous
  177. vous
  178. vous
  179. ŒSOPHAGIEN
  180. thérapie
  181. vous
  182. vous
  183. vous
  184. VOUS
  185. vous
  186. vous
  187. vous
  188. vous
  189. vous
  190. VOUS
  191. VOUS
  192. VOUS
  193. vous
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