Si prévenant

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Publié le 30 octobre 2021
Par Laurent Lefort
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Les députés ont adopté mardi 26 octobre en première lecture le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022. Suivant sa progression classique, le texte est transmis au Sénat, qui l’examinera en commission à compter du lundi 8 novembre.

Pour l’officine, il permet notamment d’expérimenter le remboursement de substituts nicotiniques délivrés sans ordonnance. On ne peut que saluer cette décision contribuant à prévenir de lourdes pathologies. Décision qui tombe à point nommé tant les Français expriment d’attentes en matière de prévention et d’accompagnement de la part des acteurs de santé. Conscients des bienfaits des dispositions prises en amont, ils se déclarent même prêts à payer pour bénéficier de programmes personnalisés1.

Dans le cadre des négociations entre les syndicats pharmaceutiques et l’Assurance maladie, la prévention ne devrait donc pas se contenter de faire de la figuration dans la prochaine convention nationale. Des consultations de prévention réalisées par le pharmacien à des âges clés de la vie (25-45-65 ans) doivent même être mises sur la table, assorties d’une demande de rémunération spécifique. Aucune raison de ne pas adopter cette mesure : conscients du rôle qu’ont joué les officines dans la crise sanitaire, les Français, comme les Européens, ont la ferme intention de consulter leur pharmacien plus souvent qu’avant la pandémie2. Sans manifester la moindre prévention envers lui.

1 Etude « Les Français et la santé », réalisée en ligne par OpinionWay pour Deloitte sur un échantillon de 2 042 personnes, du 1er au 10 juillet 2021.

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2 Rapport « Aux côtés des pharmaciens à l’ère du self-care », GSK Consumer Healthcare avec la Fédération internationale pharmaceutique (FIP), octobre 2021.