ONDAM : globalement respecté en 2016, sûrement tenu en 2017

© L’ONDAM a été respecté en 2016 - Herreneck-Fotolia

ONDAM : globalement respecté en 2016, sûrement tenu en 2017

Publié le 14 avril 2017
Par Laurent Lefort
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Le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie confirme que l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) a été globalement respecté en 2016, signant une progression de + 1,8 % par rapport à 2015. 

Dans un avis rendu jeudi 13 avril, le comité d’alerte souligne cependant une « situation très contrastée selon les différents sous-objectifs ».
Ainsi, les dépenses de soins de ville sont en hausse de 2,3 % par rapport à 2015 (pour une croissance fixée à 1,8 %). Ce n’est pas tellement la faute aux dispositifs médicaux (+ 25 millions d’euros), ni aux dépenses de médicaments, « un peu moins élevées qu’attendu ». En revanche, les honoraires médicaux et dentaires représentent plus de la moitié de ce dépassement de 500 millions d’euros.

Pour 2017, l’ONDAM a été fixé à 190,7 milliards d’euros (+ 2,1 %).
Le comité d’alerte fait le constat que les crédits mis en réserve en début d’année devraient être suffisants pour couvrir les risques de dépassements identifiés à ce stade.
Il doit cependant rendre un nouvel avis fin mai « en s’appuyant sur l’examen du rythme de remboursement des premiers mois de l’année et des effets des mesures de maîtrise médicalisée des dépenses ».

C’est de bonne guerre : dans un communiqué de presse publié dans la foulée, les ministres de l’Economie et des Finances (Michel Sapin), des Affaires sociales et de la Santé (Marisol Touraine) et le secrétaire d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics (Christian Eckert) se sont félicités des constats du comité d’alerte, soulignant que l’ONDAM se sera établi en moyenne à + 2,1 % sur la période 2013-2017 avec un respect systématique depuis 2012.
Les membres du gouvernement actuel en profitent également pour mentionner que « cette trajectoire de redressement des comptes de la sécurité sociale s’accompagne d’une amélioration de la prise en charge des soins et de la réduction des coûts supportés par les Français : en 2011, 9,3 % des dépenses de santé restaient à la charge des patients, contre 8,4 % en 2015. » 

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