Nouvelles marges : l’USPO poursuit la négociation avec l’Assurance maladie

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Nouvelles marges : l’USPO poursuit la négociation avec l’Assurance maladie

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Publié le 17 octobre 2017
Par Matthieu Vandendriessche
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Lors des réunions d’information organisées par l’USPO sur la nouvelle convention pharmaceutique, comme le 17 octobre à Paris, les adhérents du syndicat s’étonnent de ne pas retrouver les données sur la marge officinale telle que conclues lors de la signature de l’accord entre Gilles Bonnefond, président de l’USPO et Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie.

Aussi, désormais, selon l’USPO, la première tranche de marge (de 0 à 1,91 euro HT) ne serait plus de 11 % mais de 10 % au cours des prochaines années.

Concernant la deuxième tranche de marge (de 1,91 à 22,90 euros HT), elle ne serait plus de 20,75 % mais de 21,4 % en 2018, et non plus de 12,5 % mais de 13 % en 2019. En 2020, toujours dans la seconde tranche, la marge atteindrait 7 % au lieu des 5 % prévus à l’origine.

 De plus, concernant les médicaments chers, la quatrième tranche (de 150 à 1500 euros) passerait de 150 à 1515 euros en 2018, de 150 à 1600 euros en 2019 et de 150 à 1930 euros en 2020.

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Pour Gilles Bonnefond, ces ajustements ont été effectués fin septembre, soit bien après la signature conventionnelle du 20 juillet.

« Nous avions signé rapidement en juillet. Pour notre syndicat, les négociations se poursuivent  avec l’Assurance maladie », tant que l’arrêté de marge n’est pas modifié, indique-t-il, précisant que l’enveloppe de 215 millions d’euros attribuée par l’Assurance maladie à la profession pour la mise en place des honoraires (hors nouvelles missions) est respectée.

Avec les nouvelles marges présentées par le syndicat signataire, le réseau doit recevoir 70 millions d’euros en 2018, 75 millions d’euros en 2019 et 70 millions d’euros en 2020, soit 215 millions d’euros sur trois ans.

« Nous avons trois équilibres à trouver : qu’il y ait le moins de pharmacies perdantes, que le ratio régime obligatoire/régime complémentaire soit respecté et que nous perdions moins sur les médicaments chers, en faisant décaler la quatrième tranche de marge », conclut Gilles Bonnefond.