Noms des médicaments : l’ANSM s’attaque aux marques ombrelles et appellations « bonbons »

© Les DM sous marque ombrelle de médicament et les appelations « bonbons » pourraient disparaître - DR

Noms des médicaments : l’ANSM s’attaque aux marques ombrelles et appellations « bonbons »

Publié le 26 septembre 2016
Par Matthieu Vandendriessche
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L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en charge d’examiner les noms des spécialités pharmaceutiques, a ouvert ce lundi 26 septembre une consultation concernant de futures recommandations sur les noms donnés aux médicaments. Cette consultation, ouverte jusqu’au 30 novembre 2016, se destine aux demandeurs et titulaires d’AMM.

« Le choix du nom d’un médicament est susceptible de favoriser un usage inapproprié du médicament, notamment par l’utilisation de mentions attractives, voire promotionnelles, qui ne peuvent être acceptées pour les médicaments, y compris les médicaments non soumis à prescription médicale », indique l’ANSM en préambule de cette consultation.

De nouvelles orientations concernent par exemple un encadrement plus strict des « marques ombrelles ». L’ANSM souhaite que le nom de marque d’un médicament ne puisse pas être utilisé pour un produit d’un autre statut juridique (complément alimentaire ou dispositif médical), ceci pour éviter notamment une aggravation de la maladie ou une perte de chance lorsqu’un produit sans effet thérapeutique est confondu avec un médicament. Ceci répond à la polémique sur les dispositifs médicaux commercialisés sous marque de médicament.

A souligner également, la mention de l’arôme dans le nom de fantaisie peut être « admise de manière exceptionnelle » afin d’améliorer l’observance du traitement. « Elle ne doit pas entraîner de confusion dans l’esprit des patients, notamment avec des produits de consommation courante (…) », complète l’ANSM. Une manière de couper court aux intitulés donnant l’impression de « médicaments bonbons », là encore à l’origine d’une récente polémique.

De même, l’ANSM demande que les industriels cessent d’accoler les mots tels que Fort, Faible, Plus, Ultra, Hyper, Stop ou encore Control au nom des produits commercialisés. Ceci « dans la mesure où ils sont susceptibles de véhiculer un message promotionnel relatif à l’utilisation du médicament ». Les superlatifs et anglicismes seraient également bannis.

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Autre recommandation susceptible de s’appliquer, le nom de fantaisie doit de préférence être constitué en un seul mot. Un même nom de fantaisie ne doit pas être utilisé à la fois pour un médicament soumis à prescription médicale et un autre qui ne le serait pas.