Malmené

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Publié le 31 octobre 2020
Par Laurent Lefort
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De Cléopâtre à Juliette Gréco en passant par Pinocchio et Cyrano, il jalonne l’histoire etles histoires. Au point de devenir, cette année, l’appendice à la mode. Un nez protégé, masqué, caché, mais aussi un nez malmené. Sur la forme, par les prélèvements nasopharyngés. Que ceux qui les trouvent agréables à subir lèvent le doigt. Sur le fond, par les académies nationales de médecine et de pharmacie qui viennent de fourrer leur nez dans les antirhumes. « Les médicaments du rhume ne sont pas d’une grande efficacité et peuvent même être dangereux », concluent-elles dans leur rapport publié le 22 octobre. Consommation médicamenteuse « inadaptée » en France, intérêt du sérum physiologique lui-même remis en question, les académiciens ne peuvent manifestement pas sentir ces vedettes des rayons conseil ! Et pour la deuxième année consécutive, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé demande quant à elle aux officinaux de remettre à leurs patients une fiche d’information sur les risques associés à la prise de vasoconstricteurs par voie orale à l’occasion de leur délivrance. Cette recommandation, on peut bien sûr choisir de mettre son mouchoir dessus. Mais dans le cas présent, ce ne serait vraiment pas avoir du nez.

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