La profession veut avancer sur les biosimilaires

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Publié le 13 décembre 2018
Par Laurent Lefort
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Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo), chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacie Federgy, Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO), Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO), Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) et Association de pharmacie rurale (APR). Ces sept organisations pèseront-elles suffisamment lourd pour obtenir la publication du décret sur la substitution des biosimilaires au comptoir qu’elles réclament d’urgence ? Un décret jamais sorti depuis la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014 qui autorise la substitution par le pharmacien entre deux médicaments biologiques « uniquement en initiation de traitement, à condition que le prescripteur ne s’y soit pas opposé et qu’il en soit informé ». En parallèle, des discussions ont lieu avec la direction de la Sécurité sociale (DSS), laquelle se montre prudente. « Comment s’assurer au comptoir qu’il s’agit bien d’une initiation de traitement ? », s’interroge Thomas Wanecq, sous-directeur du financement du système de soins à la DSS, selon des propos rapportés par l’Agence de presse médicale.

Les sept organisations réclament d’ailleurs une modification de la loi qu’elles jugent trop restrictive, précisément à cause de cette notion d’initiation. Si le gouvernement a essentiellement choisi de se reposer sur les médecins et les établissements, certains laboratoires n’hésitent pas à « pousser » le rôle du pharmacien. A l’image de Biogaran. Le génériqueur estime en effet que les textes de loi organisant la substitution des biosimilaires sont assez précis pour ne pas attendre l’entrée en vigueur du décret. 

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