Convention pharmaceutique : la FSPF veut « rester force de propositions »

© La FSPF veut rester dans le jeu conventionnel - DR

Convention pharmaceutique : la FSPF veut « rester force de propositions »

Publié le 23 octobre 2017
Par Matthieu Vandendriessche
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Il n’a pas signé l’avenant conventionnel mais reste « volontariste pour poursuivre l’évolution » de la profession. Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutique de France (FSPF), est revenu sur son choix de ne pas signer cet avenant, à l’occasion du 70e Congrès des pharmaciens, qui s’est tenu les 21 et 22 octobre à Montpellier.

« Notre objectif de départ, c’était de signer, mais nous estimons que l’équilibre obtenu ne permet pas de garantir la rémunération des officines », a indiqué Philippe Gaertner, en présence de Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie.

L’avenant conventionnel, signé le 20 juillet entre le syndicat USPO et l’Assurance maladie, prévoit une enveloppe de 280 millions d’euros supplémentaires, dont 215 millions supplémentaires affectés sur trois ans à partir de 2018 aux honoraires de dispensation du fait des transferts de marge et 65 millions pour financer les nouvelles missions, dont les futurs bilans de médication.

Pour Philippe Gaertner, si en 2018, 70 millions d’euros sont investis dans le réseau officinal, des baisses de prix sur le générique pourraient atteindre 130 millions d’euros.
« Nous en sommes donc déjà à – 60 millions d’euros », prévoit le président de la FSPF. Sans augurer de l’effet des baisses de prix sur les autres médicaments.

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Pour autant, la FSPF entend rester dans le jeu. Elle réitère sa proposition de supprimer la marge dégressive lissée pour lui substituer un taux de marge unique à 6 %.

Reconnaissant le bien-fondé d’une rémunération accrue à l’honoraire et du déploiement de nouvelles missions rémunérées comme le bilan de médication, le syndicat se positionne également pour faire reconnaître les interventions pharmaceutiques sur les ordonnances. « Il est envisageable d’avoir un avenant conventionnel sur ce sujet dans l’année en cours. »

En réaction, Nicolas Revel s’est dit « ouvert à toutes les pistes » et estime que la FSPF constitue un « partenaire constructif ». Le directeur général de l’Assurance maladie « assume et défend » l’avenant conventionnel, indiquant que la profession n’avait obtenu en 2014, lors de l’introduction des honoraires, qu’une enveloppe de 50 millions d’euros. Nicolas Revel souligne par ailleurs la sécurité qu’offrent les dispositifs de sauvegarde et de revoyure introduits dans l’avenant.