TFR sur les sartans : le CEPS fait monter la pression

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TFR sur les sartans : le CEPS fait monter la pression

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Publié le 23 mars 2021
Par Francois Pouzaud
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La nouvelle série de tarifs forfaitaires de responsabilité (TFR) applicables au 1er juin prochain crée une nouvelle vague de protestation et d’incompréhension. « Il est inadmissible que le comité économique des produits de santé (CEPS) crée des TFR sanctions sur les sartans (valsartan, irbesartan + hydrochlorothiazide, valsartan + hydrochlorothiazide) alors que la faible pénétration des génériques dans ces groupes est liée à un problème de fabrication des laboratoires », proteste Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

Au vu des taux de substitution constatés dans ces groupes en fin d’année 2020 (68 % pour valsartan, 62,8 % pour valsartan + hydrochlorothiazide) et des taux moyens sur l’année 2020 (83 % pour irbesartan + hydrochlorothiazide), le CEPS applique de façon très (trop) stricte les règles du TFR, selon Denis Millet, président de la commission études et stratégies économiques de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Pour rappel, un TFR est mis en place si le seuil de 60 % de substitution n’est pas atteint après 12 mois de commercialisation, ou encore s’il est inférieur à 65 % après 18 mois, à 70 % après 24 mois et à 80 % après 36 mois. « Lors du comité de suivi des génériques en octobre 2020, les taux étaient beaucoup plus faibles en raison des ruptures », souligne-t-il, mais le CEPS n’a pas tenu compte des arguments développés par les syndicats et a retenu ces taux en-deçà pour instaurer des TFR.

La levée de bouclier suite à la TFRisation du Smecta début février n’était pas parvenue à infléchir la position du CEPS, il est à craindre qu’il en soit de même pour ces nouveaux TFR.

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