Pertes de rémunération sur les trois dernières années : la mise au point de la FSPF

© Pertes de rémunération sur les trois dernières années : la mise au point de la FSPF - stevepb/pixabay

Pertes de rémunération sur les trois dernières années : la mise au point de la FSPF

Réservé aux abonnés
Publié le 2 février 2018
Par Francois Pouzaud
Mettre en favori

Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), n’a pas manqué de réagir au montant de 634,6 millions d’euros de perte sur la rémunération réglementée pendant les 3 dernières années (2015, 2016 et 2017) annoncée lors des 10e Rencontres de l’USPO.

Ce chiffre est en fait calculé à partir d’un bilan des pertes cumulées sur trois années ininterrompues de baisses. C’est-à-dire que par le jeu d’un calcul qui consiste à rajouter pour chaque année les pertes des années précédentes, la perte de 2015 (118,4 M€) est comptabilisée 3 fois, celle de 2016 (52,4 M€) deux fois et celle de 2017 (174,6M€) une fois. 

Par ailleurs, la précédente convention 2012-2016, avec l’introduction de l’honoraire « du 1 euro à la boîte », a eu une contribution positive, comme l’a rappelé Nicolas Revel, président de la CNAMTS, présent à ces rencontres. 

De plus, « l’assurance maladie obligatoire apporte moins (70 millions d’euros de marge supplémentaire par an, Ndlr) dans la nouvelle convention que dans la précédente convention signée par la FSPF (140 M€ au titre de la ROSP générique et 50 M€ d’honoraires pour ordonnance complexe) », indique Philippe Gaertner.

Publicité

Et d’ajouter que « dans le tableau de cadrage de l’Assurance maladie qui a servi à la négociation de 2012 avec la profession, c’est la globalité des ressources du réseau, intégrant les marges réglementées, les remises génériques, les ROSP, le CICE, qui est prise en compte » et que « les comparaisons entre 2012 et 2016 montrent un excédent de plus de 200 millions d’euros pour l’officine, acté par l’Assurance maladie. » Il maintient que cette modification de marge ne suffira pas à compenser les 140 millions d’euros de pertes déjà connus pour 2018… Sans compter l’impact des baisses de prix à venir dans les prochains mois.