Lettre ouverte au Premier ministre : la profession unie derrière les services

© DES croix de pharmacie - Jean-Philippe Glatigny

Lettre ouverte au Premier ministre : la profession unie derrière les services

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Publié le 3 juillet 2018
Par Francois Pouzaud
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Les pharmaciens affichent de nouveau un front uni face au gouvernement. Les présidents des deux syndicats représentatifs de la profession (FSPF et USPO), les instances représentatives des groupements (les présidents de Federgy, du CNGPO, de l’UDGPO) auxquelles s’est associé Lucien Bennatan, président de PHR, les étudiants via le président de l’ANEPF et le président de l’APR (pharmacies rurales), ont adressé ce mardi 3 juillet une lettre ouverte au Premier ministre. Les signataires lui rappellent ainsi les obligations du gouvernement, à savoir faire paraître dans les tout prochains jours le très attendu décret permettant aux pharmacies d’officine de proposer des « conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes. » 
En effet, le Conseil d’Etat, saisi en septembre 2016 par l’ordre des pharmaciens, a été enjoint de publier ce décret au plus tard le 15 juillet. 

Dans cette lettre en guise de rappel à l’ordre, les huit signataires réaffirment leur volonté de disposer d’un décret moderne, ambitieux et non d’un texte a minima. Ils rappellent aussi la décision rendue en décembre 2017 du Conseil d’Etat selon laquelle « les conseils et prestations pourront être proposés en dehors du cadre conventionnel ».

L’enjeu de ce décret sur les services est colossal. Il s’agit ni plus ni moins de relever les défis que pose la transformation du système de santé : accompagnement des patients pour leur maintien à domicile, lutte contre la perte d’autonomie, dispensation à domicile, préparation des doses à administrer, adaptation du domicile, renforcement des politiques de prévention et de dépistage, déploiement de la télémédecine, évaluation en vie réelle des produits de santé…

Conviée en mars dernier au ministère de la Santé, la profession avait déjà affiché une vision commune sur son avenir et réaffirmé devant Agnès Buzyn que la minsitre pouvait compter sur les pharmaciens. 
Le même exercice est aujourd’hui renouvelé, en appelant maintenant le Premier ministre à faire confiance à la pharmacie d’officine et à son professionnalisme, moyennant en retour des gages de réassurance concernant le maintien d’une présence pharmaceutique sur l’ensemble du territoire et l’indépendance de la profession face aux groupes financiers.

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