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Le vote de la semaine
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Etes-vous optimiste pour votre pharmacie en 2017 ?
OUI MAIS…
Je suis modestement optimiste pour 2017. Il faut s’attendre à de nouvelles turbulences car la pharmacie reste une variable d’ajustement pour l’Etat. Nous arrivons à la fin d’un cycle : ces cinq dernières années ont été favorables pour les remises génériques mais cela ne va pas durer. Par ailleurs, je crains une ubérisation de la pharmacie. Le chiffre d’affaires va continuer de chuter et l’effet de levier à la baisse sera plus important pour les grosses officines. J’ai volontairement investi dans une petite officine à un prix très bas pour y finir tranquillement ma carrière. Je pense que d’autres pharmaciens souffriront beaucoup plus que moi, notamment ceux qui ont acheté à un prix totalement déconnecté de la valeur économique.
Hervé Le Jeanne, Loguivy-Plougras (Côtes-d’Armor)
OUI
Je suis un éternel optimiste pour la pharmacie. Malgré les remous, je reste serein car le pharmacien est reconnu comme le dispensateur du médicament. Sur le plan économique, je ne suis pas d’un enthousiasme débordant. Nous sommes soumis aux tergiversations de nos politiques et s’ils touchaient aux fondamentaux de notre réseau, j’aurais tendance à regarder plutôt le verre à moitié vide. Néanmoins, les expérimentations locales menées par les ARS ouvrent des pistes de rémunération qui me rendent un peu plus confiant. Les ARS ont des moyens et peuvent investir dans la conciliation pharmaceutique, l’observance des patients chroniques… Je m’y prépare en faisant l’acquisition de ces nouvelles expertises. Je me suis déjà positionné sur la PDA avec les EHPAD.
Jean-Paul Akbaraly, Talence (Gironde)
OUI
Je reste confiant car notre plus-value intellectuelle n’est pas menacée. Mais je ne vois pas d’issue pour l’officine sans qualité. Si nous ne prenons pas ce virage, nous ne parviendrons pas à nous rendre indispensables. Au contraire, si nos actes sont encadrés par des procédures et des normes de qualité, nous pouvons espérer demain être payés pour nos interventions pharmaceutiques, du comptoir jusqu’au domicile du patient. Dans ce nouveau contexte, les entretiens pharmaceutiques n’auront pas forcément besoin d’être formalisés pour être rémunérés. Ce n’est pas pour 2017, c’est un challenge à relever pour les cinq ans à venir.
Pierre Bremond, Banon (Alpes-de-Haute-Provence)
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