Le vote de la semaine

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Publié le 29 avril 2017
Par Francois Pouzaud
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Allez-vous voter pour un candidat à la présidentielle en fonction de ses propositions pour l’officine ?

OUI, MAIS…

Au travers de ce que j’ai lu des programmes, ce n’est pas assez précis, on sent bien que la pharmacie n’est pas une priorité dans le débat politique. Et puis les promesses électorales sont faites pour ne pas être tenues. Une fois élu, un président de la République recule ou revient sur ses propositions, ça s’est déjà produit par le passé. Tout dépend des personnes qui seront nommées à la tête des ministères de la Santé et de l’Economie. Le plus important est d’avoir de bons présidents de syndicats pharmaceutiques pour défendre les intérêts des pharmaciens et négocier avec nos organismes de tutelle.
Rémi Grangette, Nîmes (Gard)


NON

Je ne me focalise pas sur ma profession. J’ai d’ailleurs des doutes sur la réalité des propositions pour la pharmacie, elles sont peu crédibles. Sur la dispensation à l’unité par exemple, elle sera difficile à mettre en œuvre car les médecins y sont opposés. Les créations de maisons de santé pluridisciplinaires sont également beaucoup évoquées. Pourquoi pas ? Cette évolution répond à un confort d’exercice recherché par tous les jeunes professionnels de santé. Sur l’économie de la santé, il ne faut pas se faire d’illusions. La pharmacie restera sous la contrainte de mesures liées au retour à l’équilibre budgétaire.
Philippe Farrero, Bretteville-sur-Odon (Calvados)


NON

Les candidats sont d’accord pour reconnaître le rôle essentiel en santé publique du pharmacien auprès de la population, préserver le maillage officinal et ne pas ouvrir le capital des pharmacies. En revanche, Emmanuel Macron se distingue sur la question de la vente de médicaments sans ordonnance hors de l’officine sous la responsabilité d’un pharmacien. Il joue clairement le jeu de Leclerc, même s’il souhaite engager la concertation avec la profession. Si mon vote ne devait dépendre que de ses propositions pour l’officine, effectivement je ne voterais pas pour lui.
Francis Voltz, Molsheim (Bas-Rhin)