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Le vote de la semaine
Votre officine a-t-elle connu une embellie économique, même modeste, en 2017 ?
NON MAIS…Le chiffre d’affaires de ma pharmacie est en croissance nulle en 2017. Ce résultat n’est pas lié à l’évolution de l’économie de l’officine en général, mais à un contexte local. Molsheim est impactée par la construction d’un souterrain sous la voie ferrée, qui coupe la ville en deux. Les travaux ne seront pas achevés avant l’été 2019 et, en attendant, le secteur subit des encombrements routiers à l’origine pour mon officine d’une perte de 1 000 passages en caisse sur l’année 2017. De plus, un médecin homéopathe, arrivé début 2016, est resté exercer à peine deux ans ici. Jusqu’au début de 2017, mon chiffre avait bien progressé avec l’apport de ses prescriptions. Avec ces deux événements, il est retombé à zéro. Pour absorber l’augmentation des charges et sortir une marge bénéficiaire, mon chiffre doit progresser de 1,5 % par an.
Francis Voltz, Molsheim (Bas-Rhin)
OUI
J’ai enregistré une progression modeste de mon activité. On ne peut pas parler d’embellie, mais de marché officinal convalescent. Toutefois, les évolutions dépendent de la taille et du type d’officine, de sa part de chiffre sur les médicaments remboursables et notamment en produits chers. 80 % de mon chiffre d’affaires est lié au remboursable, mon taux de marge global est de 31 % et, avec les honoraires à la boîte, je n’ai pas vu ma marge baisser. Je perçois une légère reprise économique, les gens ont un peu plus de pouvoir d’achat et cela se voit dans l’augmentation de mes ventes de produits d’automédication. Par ailleurs, la densité médicale s’éclaircit un peu, même en région parisienne. Les patients doivent parfois attendre pour obtenir une consultation et, sur les pathologies bénignes, les ordonnances fondent comme peau de chagrin, ils se reportent donc sur l’officine.
Daniel Tolédano, Le Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis)
L’évolution de l’activité d’une officine est étroitement liée à la présence médicale. Le départ d’un médecin a des conséquences économiques plus graves que des baisses de prix. Il y a un an et demi, le départ à la retraite d’un des deux médecins de ma commune, a entraîné une baisse de 82 000 euros de mon chiffre d’affaires. Des remplaçants ont exercé dans son cabinet, mais ils changeaient régulièrement. Il arrivait qu’il n’y ait plus de consultations pendant plusieurs semaines, ce qui ne fidélisait pas la clientèle. Puis, un nouveau médecin a repris définitivement le cabinet en novembre 2016 et, en 2017, mon chiffre d’affaires a bondi de 3 %. Les communes voisines ont perdu des médecins dans le même temps, ce qui a créé un afflux supplémentaire de clientèle. Parallèlement, depuis trois ans, le nombre d’infirmières de mon secteur est passé de 2 à 8. J’ai également bénéficié d’un apport de leurs prescriptions.
Isabelle Champion-Fauche, Taillebourg (Charente-Maritime)
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