La campagne de communication sur le bon usage des médicaments

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Publié le 5 mai 2012
Par Francois Pouzaud
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Bernard Penicaud, Niort (Deux-Sèvres)

Il y a des moments où il faut savoir revenir aux fondamentaux et aux valeurs de notre métier : pharmacien, garant du bon usage du médicament. Dans le même esprit, il est important de réaffirmer auprès de la population que le médicament n’est pas un produit comme les autres. Cela était nécessaire après avoir été saturé par des campagnes de dénigrement, jetant l’anathème notamment sur le médicament générique. Concernant la participation de la profession, je préfère regarder le verre à moitié plein et conclus qu’une frange de pharmaciens est prête à s’investir dans un rôle affirmé avec les nouvelles missions de professionnel de la santé, et non de « commerçant de la santé ».

Annie Herbert, Coudekerque-Branche (Nord)

À la demande de la mairie de Coudekerque, j’ai été volontaire avec un de mes confrères locaux pour animer deux réunions en aprèsmidi sur le bon usage des médicaments, l’une dans les locaux de la mairie, l’autre dans ceux du centre social. Cela a permis de sensibiliser les gens sur ce thème, de mettre en valeur notre métier et nous en avons profité pour faire un tour d’horizon des sujets : automédication, médicaments en libre accès, dossier pharmaceutique, qualité des génériques, pharmacie familiale, trousse de secours, règles simples d’utilisation, médicaments contreindiqués chez la femme enceinte, etc. Cette séance a été très enrichissante pour tout le monde et nous a permis de mieux connaître les questions que se posent nos clients.

Michel Vincent, Vigy (Moselle)

Le slogan de cette campagne d’information sur le médicament m’a plu car il n’était pas polémique ni caricatural. L’affiche que j’ai placardée sur la porte d’entrée de mon officine a permis d’avoir un rééquilibrage dans le discours sur le médicament, après tout ce qui a pu se dire pendant la polémique du Mediator. L’intérêt de ce type de communication se pose également face aux idées reçues et aux doutes entretenus par Internet et les médias. Avec le temps, ils finissent toujours par s’estomper. Mais, dans la mesure du possible, c’est au pharmacien de justifier et d’argumenter la valeur du ou des produits qu’il vend dans son officine ainsi que la valeur de ses compétences. Avez-vous relayé la campagne d’information sur le bon usage du médicament lancée par le ministère de la Santé ?

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