Insécurité en officine : c’est l’escalade !

© coronavirus, covid-19, agressions, violences, cambriolages, insécurité, Cnop - Pixabay

Insécurité en officine : c’est l’escalade !

Publié le 16 avril 2020
Par Francois Pouzaud
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Quatre fois plus de déclarations d’agressions et trois fois plus de déclarations de cambriolages qu’en temps normal sur le portail de l’Ordre des pharmaciens. Les chiffres sur l’insécurité dans les officines s’emballent depuis le début de la crise sanitaire (une trentaine de déclarations sur la semaine 15 du 6 au 12 avril, dont 7 cambriolages). Et encore, ils ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. « Sur le secteur de Bordeaux, la presse locale (Sud-Ouest) a fait état de 28 cambriolages de pharmacies la semaine dernière. L’une d’elles a même fait l’objet de quatre cambriolages ou tentatives à répétition, et pourtant l’Ordre n’a reçu que quelques déclarations de cette métropole », signale Alain Marcillac, référent sécurité pour le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop). 

Au 1er mars, l’Ordre recensait 85 déclaration et 158 au 31 mars. A ce rythme, le nombre de déclarations de pharmaciens en 2019 (310) sera vite dépassé, l’Ordre affichant déjà 210 au compteur à mi-avril. 

Fait nouveau dû au confinement, selon Alain Marcillac : « Les pharmaciens font l’objet d’agressions physiques, un client a même menacé un pharmacien à l’arme blanche. Des internautes profèrent même des menaces écrites contre les pharmaciens sur les pages jaunes. »

La semaine dernière, les pharmacies de Paris (15e et 19e arrondissements) et sa couronne (départements 77, 78, 91, 92) n’ont pas été épargnées non plus. « Heureusement, les équipes de cambrioleurs ont toutes été arrêtées », précise-t-il.

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