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© Génériques, TFR, TFR généralisé, médicaments anciens, répertoire des génériques - wildpixel/iStock
Génériques : le risque de TFR généralisé plane sur les médicaments anciens
La proposition du Comité économique des produits de santé (CEPS) de réduire à néant la différence de prix entre princeps et génériques sur les médicaments anciens (inscrits depuis plus de 5 ans dans le répertoire des génériques) a fait l’unanimité contre elle lors du comité de suivi des génériques du jeudi 16 mai. L’ensemble des instances représentatives de la chaîne pharmaceutique (les deux syndicats pharmaceutiques : Fédération des syndicats pharmaceutiques de France et Union des syndicats de pharmaciens d’officine ; le Leem et le Gemme pour l’industrie du princeps et du générique) est formellement opposé à cette mesure qui équivaut à un TFR (tarif forfaitaire de responsabilité) généralisé, et a fustigé son incohérence par rapport à une politique de développement du générique.
Ce front du refus a même reçu le soutien de l’Assurance maladie, salué par les deux syndicats d’officinaux. « Il est inacceptable de transformer la convergence de prix en une égalité de prix », tance Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). La réaction de Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), a également fusé. « Un alignement des prix sera responsable du désengagement des pharmaciens sur le générique », met-il en garde. Il souligne que l’absence de substitution sur les molécules nouvelles du Répertoire des génériques priverait l’Assurance maladie d’économies importantes et la profession d’une manne vitale, d’où un risque élevé de déstabiliser le nouveau modèle économique de l’officine. « Cela pourrait justifier la mise en œuvre anticipée de la clause collective de sauvegarde sur la marge du réseau », ajoute-t-il.
Le reste de la séance a été consacré à une bataille rangée, ligne à ligne, sur les prix d’une cinquantaine de molécules menacées de baisses de prix ou de TFR, les syndicats s’employant à repousser les échéances. « Nous avons demandé au CEPS le report des baisses de prix du 1er juillet au 1er septembre et de ne pas appliquer de TFR sur des médicaments prescrits notamment par les médecins spécialistes (antiépileptiques, buprénorphine, collyres, produits de contraste…) qui ont un rythme de substitution inférieur aux standards habituels », indique Gilles Bonnefond. Le CEPS doit rendre ses décisions la semaine prochaine.
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