- Accueil ›
- Profession ›
- Socioprofessionnel ›
- Des solutions pour faire face à la désertification médicale
Des solutions pour faire face à la désertification médicale
Une enquête de l’URPS des médecins libéraux Languedoc-Roussillon menée auprès de 500 médecins confirme que 44 % d’entre eux estiment manquer de confrères dans leur secteur de patientèle, plus de 70 % jugeant que la situation va s’aggraver d’ici cinq ans. L’an dernier, la même enquête menée auprès des patients relevait des difficultés liées notamment à la distance géographique et au coût des soins. « 76 % des généralistes et 67 % des spécialistes interrogés songent au regroupement », observe Jean-Paul Ortiz, président de l’URPS Languedoc Roussillon.
Maisons et pôles de santé à l’étude
Par ailleurs, 22 % des généralistes et un quart des spécialistes se disent prêts à faire des consultations quelques jours par mois à plus de 50 kilomètres de leur cabinet pour aider des zones sous-dotées. « Beaucoup de médecins disent travailler trop du fait du temps passé sur l’administratif. Il faut trouver les modalités pour organiser les soins en accompagnant les médecins sur ce temps-là », explique Jean-Paul Ortiz. Dans les zones sous-dotées, les maisons de santé incluant des officinaux sont une solution. Des pôles de santé plus virtuels – à l’étude –, avec un secrétariat commun et un logiciel gérant les disponibilités des médecins d’un territoire, en sont une autre. « Cela permettrait aux patients appelant un médecin indisponible d’être en lien avec d’autres professionnels », résume Jean-Paul Ortiz.
- Rémunération des pharmaciens : une réforme majeure se prépare-t-elle ?
- Les métiers de l’officine enfin reconnus à risques ergonomiques
- Remises génériques : l’arrêté rectificatif en passe d’être publié
- Réforme de la rémunération officinale : quelles sont les propositions sur la table ?
- Paracétamol : quel est cet appel d’offres qui entraînera des baisses de prix ?
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis

