Accès aux médicaments : attention zones fragiles

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Publié le 28 juin 2014
Par Myriem Lahidely
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L’Agence régionale de santé (ARS), partie prenante d’une étude nationale sur l’accès au médicament, vient de rendre son diagnostic cartographié : 21 territoires qui représentent 115 officines et 238 458 habitants (dont 4 extra-régionaux, à cheval sur l’Ariège et l’Ardèche par exemple) sont déjà considérés comme des zones fragiles. Parmi ces officines, l’ARS a identifié 30 structures où il n’y a qu’un seul pharmacien. « Ces bassins sont à surveiller de très près, dès maintenant, 8 autres étant identifiés comme problématiques à moyen terme, c’est-à-dire d’ici 5 ans », annonce Jean-François Razat, médecin-conseil à l’ARS. « Il n’y a pas de problème le long de l’axe autoroutier et sur le littoral, mais plutôt dans des territoires comme les Corbières, la Lozère, les hauts cantons héraultais ou le Capcir dans les Pyrénées-Orientales », résume le médecin. L’ARS propose de creuser certaines pistes, discutées avec les professionnels de santé, pour éviter que la fragilisation de certains territoires ne perdure.

Inciter à l’exercice pluri-professionnel

« L’effort doit être porté sur les prescripteurs qui alimentent les officines, mais les pharmaciens aussi doivent être incités à un exercice pluri-professionnel », indique l’ARS. Parmi les pistes discutées et qui remonteront au niveau national : éviter au maximum les pharmacies à usage interne dans les EHPAD, « une tendance et un danger » selon l’agence. Et, dans les zones éloignées, au même titre que pour les maisons de santé qui se créent dans les centres-bourgs, ouvrir des annexes d’officines, afin d’assurer des permanences quelques jours par semaine, dans les villages alentours. « Ce sont des pistes qui marchent pour les médecins, mais qui nécessitent un changement de réglementation », accorde toutefois Jean-François Razat.

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