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La cigarette électronique en pharmacie, est-ce possible ?
Un rapport d’une agence du ministère de la Santé britannique(1), publié en août, considère la cigarette électronique comme un outil supplémentaire adapté et efficace qui pourrait être utilisé pour des besoins médicaux. Une position officielle inédite qui relance le débat.
Que dit ce rapport anglais ?
Il estime que les cigarettes électroniques sont 95 % moins dangereuses que les cigarettes traditionnelles, qu’il n’y a pas de preuves qu’elles sont une porte d’entrée vers le tabac et qu’elles constituent un moyen supplémentaire pour le sevrage. Les experts anglais espèrent qu’elles pourront bientôt être prescrites par les médecins généralistes dans le cadre d’un dispositif spécifique de sevrage, à condition que des produits sûrs et encadrés soient mis à disposition.
En quoi est-ce original ?
C’est la première fois qu’une agence de santé prend position en faveur d’une utilisation de l’e-cigarette dans l’arsenal médical du sevrage tabagique. Rappelons que l’OMS recommande depuis 2013 de ne pas y recourir en raison de l’insuffisance de données et du risque de développer une dépendance à la nicotine pour les non-fumeurs.
Quelle est la position en France ?
(1) E-cigarettes: an evidence update (gov.uk/government/publications/e-cigarettes-an-evidence-update).
Repères
En France, en 2014 :
> 34 % des 15-75 ans fument.
> 29 % des fumeurs quotidiens ont fait une tentative d’arrêt.
> 12 millions de gens ont testé la cigarette électronique.
> 3 millions des 15-75 ans « vapotent », dont 3 % quotidiennement.
> 98 % des vapoteurs sont des fumeurs ou ex-fumeurs, dont 86 % utilisent des e-cigarettes
avec nicotine.
> 400 000 personnes auraient réussi à arrêter de fumer, au moins temporairement, grâce
à la cigarette électronique.
Source : Premiers résultats tabac et e-cigarette, caractéristiques et évolutions récentes, résultats du baromètre santé Inpes 2014…
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