Faut-il protéger sa peau du soleil à la neige comme à la plage ?

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Publié le 10 février 2024
Par Anne-Gaëlle Harlaut
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Oui ! Car même davantage couverts, les adeptes de la neige sont tout autant exposés aux dangers du soleil. S’il est vrai que les ultraviolets (UV) B sont plus modérés en hiver, la présence des UVA reste identique et plusieurs facteurs liés à la montagne amplifient les effets néfastes de ces rayonnements. En altitude, la quantité d’UV augmente de 10 % tous les 1 000 m de dénivelé et la réverbération sur la neige fraîche accroît le rayonnement UV jusqu’à 80 %, contre 15 % sur le sable. L’intensité du rayonnement ou « indice UV » en haute montagne peut ainsi atteindre, voire dépasser, les niveaux estivaux. Le froid, par ailleurs, donne un sentiment de fausse sécurité, notamment à la pause déjeuner où l’abandon du casque et des cagoules coïncide avec les heures d’ensoleillement maximal. Les bons réflexes sont donc indispensables : éviter le soleil si possible, se couvrir (bonnet, écharpe, lunettes couvrant le pourtour des yeux), appliquer une protection solaire sur les zones potentiellement découvertes (visage, oreilles, cou, lèvres, etc.) et la renouveler toutes les deux heures même si le temps est couvert et si l’on est déjà bronzé ! Quant au produit, opter pour un indice de protection élevé SPF 50+ en crème pour le visage et stick pour les lèvres, de mêmes critères d’efficacité qu’un produit estival de qualité : association de filtres, organiques et éventuellement inorganiques, sans alcool ni extraits végétaux sensibilisants. Privilégier une bonne photostabilité de la formule plutôt que la résistance à l’eau, plus accessoire.

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