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© Romain Doucelin via AFP
« La santé a un coût » : Neuder défend la hausse des franchises médicales
Le ministre délégué à la Santé, Yannick Neuder, était l’invité de France Info ce jeudi 31 juillet. Il défend la hausse des franchises médicales, alors que le gouvernement vise 5,5 milliards d’euros d’économies pour 2026.
Ce matin, Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, était l’invité de la matinale de France Info pour commenter le projet de doublement des franchises médicales. Cette réforme s’inscrit dans le cadre du prochain budget de la Sécurité sociale, avec pour objectif de réaliser 5,5 milliards d’euros d’économies dans le secteur de la santé.
Ce projet soulève une forte contestation chez les pharmaciens, qui devraient collecter ces franchises directement au comptoir, comme le prévoit le gouvernement. Une mesure qu’ils jugent impossible à mettre en œuvre et totalement déconnectée de la réalité du terrain.
Toujours en discussion
Le gouvernement envisage ainsi une hausse des franchises médicales : actuellement fixées à 1 € par boîte de médicament, elles pourraient passer à 2 €, a indiqué le ministre, tout en précisant que « le nouveau montant n’est pas fixé, ça fait partie des discussions ».
Bien que le coût par boîte ou par acte médical soit susceptible d’augmenter, le plafond annuel de non-remboursement serait fixé à 100 € par an et par assuré, soit environ 8 € par mois. « Moins qu’un paquet de cigarettes », compare Yannick Neuder.
Ce plafond pourrait être atteint plus rapidement selon les profils : « Si vous êtes un patient atteint de maladie chronique, vous l’atteindrez peut-être dès le premier trimestre. Si vous avez seulement besoin de médicaments de façon occasionnelle, il est possible que vous ne l’atteigniez pas », explique-t-il.
Sensibiliser au coût réel des soins
Pour Yannick Neuder, cette mesure a une visée de sensibilisation des Français au coût réel des soins : « Vous sortez de la pharmacie ou d’une hospitalisation, vous ne savez absolument pas combien ça a coûté. La santé n’a pas de prix, mais elle a quand même un coût. » Le ministre insiste : « Il faut que tout le monde se rende compte que tout ça n’est pas gratuit ».
Face aux critiques de certaines associations de patients, qui dénoncent une taxe déguisée, Yannick Neuder répond clairement : « Ce n’est pas une taxe, c’est une façon, collectivement, de voir si on veut maintenir notre système social. »
Il rappelle que l’idée n’est pas de faire des économies au détriment de la santé des Français, mais de garantir la pérennité d’un modèle solidaire. « Beaucoup d’études montrent qu’une majorité de Français ont le sentiment de plus payer qu’ils ne reçoivent. En réalité, 56 % des Français reçoivent plus qu’ils ne versent. »
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