Nouvelles missions : entre chimiothérapie orale, PDA, vaccination et dépistage

© Les nouvelles missions à l’officine - Geralt/Pixabay

Nouvelles missions : entre chimiothérapie orale, PDA, vaccination et dépistage

Publié le 10 avril 2018
Par Laurent Lefort
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que les idées ne manquent pas. Réunis par Le Moniteur des pharmacies dans le cadre du salon PharmagoraPlus samedi 7 avril 2018, les participants au débat sur la convention pharmaceutique ont égréné leurs « rêves » de nouvelles missions.

Certains devraient d’ailleurs très rapidement se transformer en réalité à l’image de l’accompagnement des patients sous chimiothérapie orale qui fait consensus. Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM), a indiqué que des négociations allaient être lancées prochainement en vue d’aboutir à un avenant conventionnel avant la fin de l’année. Dès lors, la mise en œuvre de cette mission pourrait avoir lieu en 2019.

La généralisation de la vaccination antigrippale en officine dès 2019 a été annoncée fin mars par le gouvernement. « Nous sortons du cadre expérimental avec les ARS, il va donc falloir entamer un cycle de discussions avec l’Assurance maladie », a précisé Gilles Bonnefond. Le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) a également évoqué la délivrance du kit de dépistage du cancer colorectal en officine, fort des résultats concluants de deux expérimentations menées en Corse et dans le Finistère. Suivi des patients diabétiques, prévention du risque cardiovasculaire, organisation de la sortie d’hôpital comptent également parmi ses sujets de prédilection.

En phase et pragmatique, Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) est pour sa part revenu sur le sevrage tabagique. Il demande le remboursement des substituts nicotiniques dispensés en officine sans prescription médicale.

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Quant à Robin Ignasiak, président de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), il est attaché à la mise en place d’une rémunération pour la préparation des doses à administrer et accorde beaucoup d’importance à la livraison à domicile. « C’est, du point de vue de l’ANEPF, une urgence car il ne se passe pas une semaine sans que nous nous fassions démarcher par des starts-up pour lesquelles le volet dispensation est secondaire. Il faut établir un cadre et des bonnes pratiques de dispensation à domicile », insiste-t-il.