Dont acte

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Publié le 18 octobre 2018
Par Laurent Lefort
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Sur les forums de discussion, dans les salons et congrès professionnels, la question revient régulièrement : « Pourquoi toujours pas de code acte pour les pharmaciens ? » C’est vrai au fait, où en est-on de ce code de facturation des actes pharmaceutiques qui semble « idéal » pour simplifier la vie en termes de délai de paiement ? Soit dit en passant, cela ne serait pas un luxe, notamment pour les initiatives qui se développent autour de l’accompagnement des patients. La réponse se résume en quatre mots : fin de non recevoir. Pour les entretiens pharmaceutiques et les bilans partagés de médication, la rétribution des pharmaciens passe par un paiement à la performance. Dit autrement une ROSP*. Du coup, petit à petit, les syndicats professionnels font améliorer ce qui ne peut que l’être : les délais de paiement, la simplification de la saisie. Ils auraient d’ailleurs tort de s’échiner à militer pour un code acte. Dissonance assurée avec le discours politique. Car, après l’annonce de sa stratégie de transformation du système de santé, on a bien compris que le président de la République avait le paiement à l’acte des médecins dans son collimateur, le rendant même responsable de près de 30 % de dépenses inutiles. Le gouvernement voit l’avenir autrement et souhaite, en particulier pour les patients chroniques, d’autres modes de paiement. De ceux qui obligent aux coopérations interprofessionnelles : tarifs forfaitaires ou rémunération au parcours de soins… Le deuxième acte va commencer.

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