750 millions et moi, et moi

Réservé aux abonnés
Publié le 14 septembre 2019 | modifié le 11 septembre 2025
Par Laurent Lefort
Mettre en favori

Le 9 septembre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a présenté son « Pacte de refondation des urgences ». 750 millions d’euros pour 12 grandes mesures. Arrêtons-nous un instant sur la quatrième, celle qui consiste à « offrir aux professionnels non médecins des compétences élargies pour prendre directement en charge les patients ». C’est cette mesure qui concerne plus particulièrement l’officine avec la généralisation du pharmacien correspondant et la dispensation sous protocole. Nécessité fait loi. Nous préférons y voir une reconnaissance du rôle et de la disponibilité de cette profession. Tout bonnement de l’utilité des pharmaciens. En tant que tel, bien qu’intégrés dans le package « urgence », ces 2 points n’ont rien de nouveau. La mission de pharmacien correspondant figure dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 et dans la loi de Santé du 24 juillet qui généralise le dispositif. Quant aux protocoles, si on lit bien entre les lignes, il s’agit de la dispensation de médicaments à prescription médicale obligatoire par les pharmaciens, objet de l’article 30 de la loi de Santé du 24 juillet. Dans le Pacte de refondation des urgences, le calendrier est indiqué noir sur blanc : mise en application maintenant et d’ici fin 2019 pour les protocoles… En revanche, nul besoin de lire entre les lignes, aucun budget ne figure en face de la mesure 4. Et là ça va urger.

Publicité