Sans concession

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Publié le 5 octobre 2019 | modifié le 8 septembre 2025
Par Laurent Lefort
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Il ne représente plus que 12 % des dépenses de santé mais il devra une nouvelle fois supporter près de 50 % des économies de la branche maladie dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2020. Le médicament, puisque c’est bien de lui dont il s’agit, devrait subir 920 millions d’euros de baisses de prix l’année prochaine. Mais s’il n’y avait que ça. L’avant-projet que Le Moniteur des pharmacies s’est procuré stipule que soit purement et simplement supprimée la possibilité donnée aux pharmaciens d’officine de pratiquer la substitution concernant les biosimilaires. On notera cependant que la mesure qui date de la loi de financement de la Sécurité sociale 2014 attend toujours son décret d’application. Dans l’exposé des motifs, le gouvernement explique qu’il « n’est pas possible, notamment pour des questions de traçabilité et de sécurité sanitaire, de mettre en œuvre une substitution au moment de la délivrance du produit ». Les biosimilaires ou l’école de la patience.

Les mesures concernant les dispositifs médicaux, notamment les fauteuils roulants, ont également tout pour faire parler d’elles. Le gouvernement estime en effet que les prix de vente des fauteuils roulants sont, dans plusieurs cas, trop élevés. Il a donc réfléchi à des solutions entre appels d’offres, consigne et même marché de l’occasion. De là à assurer la remise en état, il n’y a qu’un pas. Un peu comme un concessionnaire automobile. Inutile de préciser que cela va éliminer de facto un certain nombre de « petits détaillants » de proximité. On ne pourra reprocher au gouvernement un manque d’idées sur la question. On peut simplement lui reprocher cette idée.

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