Le bon côté

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Publié le 4 avril 2020
Par Laurent Lefort
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A quelque chose malheur est bon. Ce proverbe, il faut s’y accrocher comme à une bouée de sauvetage par les temps qui courent. Alors grattons un peu pour faire revenir un semblant d’optimisme. L’expert du médicament, c’est bel et bien le pharmacien et plus personne n’ose remettre en cause cette évidence. Délivrance contingentée et renouvellements exceptionnels démontrent leur absolue nécessité. Et par conséquent, la vôtre. Alors bien sûr, qu’il s’agisse de masques, de paracétamol, de SHA ou de traitements chroniques, les dates valsent. Initialement prévues pour se terminer le 31 mai, puis le 15 avril, les règles du moment seraient finalement en place jusqu’au 24 mai. La pérennité de tout ou partie de ces assouplissements une fois la crise passée méritera sans conteste réflexion. Et action.

Autre petit plaisir, les stocks dormants ont fondu à vue d’oeil ces derniers temps. Les patients fréquentant vos officines aussi, vous êtes bien obligés de le déplorer. Mais ces patients (re) découvrent qu’une pharmacie peut réaliser des préparations, acceptent un nouveau cérémonial, le suivent et vous écoutent. Ils mesurent l’importance de la pharmacie de proximité qui n’a jamais aussi bien porté son nom. S’y prendront-ils désormais à deux fois avant de retourner jouer aux chasseurs de primes dans les magasins discount ? En tout cas, il y a fort à parier qu’ils vous épargnent leurs réflexions discutables sur la vaccination dans les prochains mois.

Vous êtes enfin l’élément central, le point d’ancrage dans la gestion et la distribution des stocks de masques aux autres professionnels de santé libéraux. Référent, pivot, coordinateur… Comment voulez-vous que l’on vous décrive ?

Juste après.

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