Une histoire de moral

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Publié le 12 décembre 2020
Par Laurent Lefort
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La pandémie pourrissant la vie de strictement tout le monde, les pharmaciens n’ont pas trouvé le remède pour passer entre les gouttes. C’est ainsi que respectivement 64 % et 53 % d’entre eux déclarent être confrontés à une baisse de moral et de chiffre d’affaires à cause de la crise*. Le raccourci est tentant et tenté : lesdites baisses seraient-elles intimement liées ? Il s’agirait alors simplement d’un ressenti, du moins si l’on se réfère aux résultats de la rémunération d’octobre en progression rassurante de 2,02 %.

Plus de 7 pharmaciens sur 10 ont en revanche apprécié les applaudissements du soir et le chaleureux soutien populaire manifesté durant le premier confinement. 56 % pensent d’ailleurs que le secteur de la santé en ressort et en ressortira grandi. Sensibles mais lucides, les confrères : moins de 3 sur 10 restent persuadés que des moyens supplémentaires seront alloués à la santé après la crise. Et pourtant, les pharmaciens continuent à porter leur croix avec enthousiasme. 69 % d’entre eux se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur métier actuel. 84 % sont même fiers de l’exercer, tandis que 74 % estiment que leur profession est très stimulante au quotidien. En revanche, ils ne sont plus que 73 % – contre 85 % l’an dernier – à penser que les relations qu’ils entretiennent avec leurs patients sont une réelle source d’épanouissement dans leur métier. La morale de l’histoire ? Vivement la fin des masques et du Plexiglas.

* Observatoire des professions libérales de santé de CMV Médiforce réalisé en partenariat avec Ipsos du 16 septembre au 15 octobre 2020.

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