Violence routière : Focus sur le médicament

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Publié le 4 septembre 2004
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Après avoir combattu la vitesse et l’alcool, les pouvoirs publics s’attaquent à la somnolence au volant (cause de 10 % des accidents), sachant que le médicament en est la deuxième cause majeure dans la journée. Une décision publiée au Journal officiel vient en effet de créer un groupe de travail chargé de « mettre au point une gradation des médicaments en fonction de leur dangerosité pour la conduite » et de concevoir les messages correspondants, de procéder à la révision des produits possédant actuellement un pictogramme, « d’améliorer la connaissance du risque des médicaments pour la conduite » et de « promouvoir le bon usage du médicament au plan de la sécurité routière ». L’Afssaps prendra ses avis auprès de ce groupe « pour toute question relative à l’influence des médicaments sur la conduite ».

Selon la Sécurité routière, on se dirige vers une classification comportant trois niveaux d’alerte : « simple mise en garde » ; « recours à un avis médical pour tenir compte des données individuelles du patient » et « conduite automobile déconseillée ». Restera à assumer un discours qui soit à la fois assez persuasif et ferme vis-à-vis du patient. Mais le jeu en vaut sans doute la chandelle puisque la Sécurité routière estime que la prise de certains médicaments – du produit contre le mal des transports, le rhume ou l’allergie jusqu’au psychotrope – multiplie par 2 à 53 le risque d’accident.

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