Tarification à la pathologie : La Sécurité sociale et la Mutualité affûtent leurs comptes

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Publié le 12 octobre 2002
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En vue de la mise en place en 2004 à l’hôpital d’une tarification à la pathologie, le Centre de recherche, d’étude et de documentation en économie de la santé* (CREDES) a appliqué à l’année 1998 une nouvelle méthodologie qui permet de répartir les dépenses par poste dans chaque grande catégorie diagnostique, grâce aux codages des vignettes et des actes. Méthode concluante puisqu’elle sera appliquée aux années suivantes et devrait permettre une différenciation entre coût du dépistage ou de la prévention et coût du traitement.

Premier poste de dépenses en 1998 : les maladies cardiovasculaires, suivies de près par les maladies mentales, puis les traumatismes et les maladies digestives. En ambulatoire, la bouche et les dents culminent à 22 % des dépenses devant les maladies du système ostéoarticulaire, respiratoires et cardiovasculaires (en dessous de 8 %). Les autres affections ne dépassent pas les 5 %. Le médicament représente 18 % du total des maladies circulatoires et 11,3 % pour l’appareil respiratoire. Suivent les maladies endocriniennes et du métabolisme (6,6 %) et ostéoarticulaires (5,6 %).

Cet essai doit être rapproché des statistiques demandées aux hôpitaux sur les quantités de médicaments consommés et sur le prix obtenu produit par produit. Le ministère a déjà établi une liste des 87 médicaments dont les montants d’achat sont les plus importants.

* Financé partiellement par la CNAM et la Mutualité française.

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