- Accueil ›
- Profession ›
- Socioprofessionnel ›
- S’impliquer dans les nouvelles missions pharmaceutiques de la loi HPST
S’impliquer dans les nouvelles missions pharmaceutiques de la loi HPST
RÉGINE LEROY, Grenoble (Isère)
On ne peut qu’accueillir favorablement ces nouvelles missions. Plus on sera compétent, mieux ce sera. Prendre en charge le patient et ses spécificités, c’est le meilleur moyen de le fidéliser. Le dossier pharmaceutique va devoir être rapidement généralisé, il va falloir aussi être plus avisé sur les traitements et créer dans l’équipe une certaine homogénéité. Cela passe par une mise à niveau des connaissances et la mise en place de procédures. La disponibilité ne sera pas le problème le plus simple à résoudre, le suivi thérapeutique et les bilans avec les patients demanderont du temps. Il faut donc avoir une rémunération supplémentaire motivante.
SOPHIE GAUDIN-BRIVET, Vincennes (Val-de-Marne)
Ce qui est prévu dans cette loi s’inscrit dans la continuité de ce que nous faisons tous les jours, lorsque le patient nous remet une ordonnance. Elle va cependant plus loin dans l’utilisation de nos compétences et dans les investissements à consacrer à ces nouvelles missions. Réorganisation de la pharmacie, aménagement d’un espace dédié, affectation d’un adjoint spécialement formé à l’accueil et au suivi thérapeutique des patients… Tout peut être réalisé à condition d’en avoir les moyens. Cela ne se décrète pas.
FRANçOIS LAMOUREUX, Toulon (Var)
J’ai une clientèle très âgée et fait office de « pharmacien référent » au niveau des maisons de retraite, même si ce titre n’a rien d’officiel pour l’instant. La coordination des soins est déjà une réalité, je suis souvent amené à discuter de l’adaptation d’un traitement avec les médecins et les infirmières. Nous remplissons les semainiers, réexpliquons la médication, établissons de nouveaux plans de traitement… Ce qu’on nous demande de faire en plus ne me dérange nullement. Il faut juste commencer par obtenir une rémunération pour ce travail supplémentaire. La loi nous offre l’occasion de nous impliquer davantage auprès du patient, elle va redonner de l’attrait à un métier devenu trop épicier et paperassier.
en direct du Net
Enquête flash*
« Vous sentez-vous prêts, comme le prévoit la loi HPST, à renouveler les traitements, adapter les posologies et effectuer des bilans de médication ? »
oui 62,74 %
non 33,17 %
nsp 3,85 %
Sur une base de 416 votants.
- Rémunération des pharmaciens : une réforme majeure se prépare-t-elle ?
- Les métiers de l’officine enfin reconnus à risques ergonomiques
- Remises génériques : l’arrêté rectificatif en passe d’être publié
- Réforme de la rémunération officinale : quelles sont les propositions sur la table ?
- Paracétamol : quel est cet appel d’offres qui entraînera des baisses de prix ?
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
