SIDA: Touche pas à ma pharmacie hospitalière

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Publié le 28 septembre 2002
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Les militants d’Act-Up ont manifesté leur mécontentement en vue d’une diminution de la rétrocession hospitalière.

Réduire la rétrocession : cette recommandation de la Cour des comptes risque d’attiser un peu plus le feu entre les pharmaciens hospitaliers et les malades atteints du sida et de l’hépatite C attachés à une dispensation hospitalière de leurs médicaments. Le 18 septembre dernier, à Aix-en-Provence, des militants d’Act-Up Paris, une association de lutte contre le sida, ont interrompu l’ouverture officielle du congrès annuel du Syndicat national des pharmaciens, praticiens hospitaliers et praticiens hospitaliers universitaires (SNPHPU) pour protester contre la réduction drastique des horaires d’ouverture des pharmacies hospitalières de plusieurs grands hôpitaux de l’AP-HP. C’est suite à un conflit avec la Direction générale des hôpitaux à propos des 35 heures que certains chefs de service ont décidé de limiter l’ouverture au public.

Vantant les avantages de la dispensation hospitalière (notamment un accès immédiat dès la prescription et une garantie de confidentialité que n’offrent pas toujours les officines de ville), Act-Up Paris réclame l’ouverture des guichets des pharmacies hospitalières tous les jours ouvrables de la semaine, à des horaires permettant l’accès le plus large aux médicaments, ainsi que le maintien de la dispensation des médicaments anti-VIH à la fois en pharmacie hospitalière et en officine de ville.

De son côté, Gilles Aulagner, président du SNPHPU (photo), est favorable au maintien d’une primodélivrance à l’hôpital, estimant que le pharmacien hospitalier est mieux placé pour discuter de la prescription avec le médecin hospitalier : « Il est plus facile ensuite pour le pharmacien d’officine de contacter son confrère hospitalier et de discuter avec lui d’égal à égal. »

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