Rencontre au sommet sur les résidus médicamenteux dans l’eau

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Publié le 15 mars 2008
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KNAPPE* est un programme européen qui a été lancé le 1er février 2007 pour réunir des connaissances sur le comportement des résidus médicamenteux dans l’eau (voir Le Moniteur n° 2687). « Il y a des études sur la détection des pollutions, l’évaluation des risques ou le traitement de l’eau, mais il n’y en a pas sur l’ensemble de la chaîne de vie du médicament. Il faut une solution commune entre ceux qui fabriquent les médicaments, ceux qui les consomment et ceux qui traitent l’eau », explique Benoît Roig, coordinateur de KNAPPE.

L’Ecole des mines d’Alès, qui coordonne le projet, a organisé à Nîmes une rencontre internationale en février. Des pistes ont été ouvertes sur des métabolites méconnus et dont la présence dans l’environnement ne fait pas l’objet de recherches, sur la nécessité d’harmoniser la classification des molécules au niveau européen et sur un indispensable travail de communication. « En Suède, 73 % des médicaments non utilisés sont rapportés chez le pharmacien, mais nous n’avons pas de chiffre pour les autres pays », regrette Benoît Roig. Et Cyclamed alors ? « Une information claire, précise mais pas trop scientifique est nécessaire pour que le consommateur comprenne qu’il ne faut pas jeter les médicaments n’importe où », poursuit-il.

Sensibiliser les officinaux

Sur la centaine de personnes présentes à Nîmes, le quart était des laboratoires (Pfizer, Sanofi, Bayer, Merck,Johnson & Johnson…). Etaient présents aussi la Fédération européenne de l’industrie pharmaceutique et les traiteurs d’eau tels Véolia ou la Saur. Manquaient les prescripteurs et les pharmaciens. Les organisateurs comptent bien les faire venir en septembre lors d’une conférence finale.

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