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Présidentielle 2022 : comment Roussel et Hidalgo pensent la santé
Selon un sondage Ifop réalisé pour la Fédération hospitalière de France (FHF), 7 Français sur 10 estiment que les questions de santé ne sont pas suffisamment présentes dans la campagne présidentielle. Pourtant, les candidats ont des projets dans ce domaine. Si leurs propositions concernent en premier lieu l’hôpital public, encore plus à la peine après deux ans de crise sanitaire, beaucoup soutiennent la lutte contre les déserts médicaux. Revue des mesures les plus emblématiques portées par Fabien Roussel (Parti communiste français) et Anne Hidalgo (Parti socialiste) pour les soins de ville.
Contre les déserts médicaux, Fabien Roussel (Parti communiste français) souhaite que « la puissance publique » agisse :
– dans les zones denses, un médecin ne devra s’installer que si un autre part à la retraite (conventionnement sélectif à l’installation) ;
– les centres de santé seront « massivement développés » ;
– les quotas officiels ou officieux pour les formations initiales, médicales comme paramédicales, seront supprimés, des moyens supplémentaires étant donnés aux universités, « avec des prérecrutements ouvrant un présalaire aux jeunes pendant leur formation » ;
– 12 000 places d’étudiants en médecine seront ouvertes chaque année.
Il veut aussi créer un pôle public du médicament par le biais d’une « nationalisation démocratique et sociale des principales entreprises privées intervenant dans ce domaine », en particulier Sanofi, afin de « détacher les médicaments de la sphère financière, et d’en maîtriser les conditions de recherche, de développement, de production, de distribution et de vente ». Un conseil national du médicament exercera un « véritable contrôle public » du secteur. Une « autre gestion des fonds publics » sera mise en place pour répondre aux besoins de la population et garantir la souveraineté sanitaire.
Anne Hidalgo (Parti socialiste) propose :
– d’accroître les capacités d’accueil des facultés de médecine afin qu’elles forment jusqu’à 15 000 nouveaux médecins par an ;
– de mettre en place une année de professionnalisation comme médecin assistant dans les déserts médicaux. Elle sera inscrite à la fin du parcours des internes en médecine au lieu d’une 4e année d’internat prévue par le gouvernement actuel. Cette période de 12 mois sera assortie d’un encadrement par des médecins maîtres de stage et d’une rémunération à la hauteur de leurs responsabilités ;
– la gestion par les départements des logements et des moyens de mobilité de ces étudiants avec un accompagnement financier de l’Etat. « Cela permettra de faire venir, dès le second semestre 2022 puis chaque année ensuite, 4 à 8 000 médecins dans ces territoires » ;
– la reprise des permanences par les médecins libéraux principalement le week-end.
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