Oui pour expérimenter, non pour légiférer sur les nouveaux rôles de l’officine

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Publié le 27 septembre 2008
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Les années passent et ne se ressemblent pas forcément. Lundi 22 septembre, lors de la réunion de rentrée de l’Association des cadres de l’industrie pharmaceutique, Roselyne Bachelot n’a pas fait de déclaration fracassante. Pas comme l’an dernier où la ministre avait annoncé son souhait de voir passer certains médicaments d’automédication devant le comptoir. La ministre de la Santé s’est longuement étendue sur le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires ». « C’est une réforme concernant l’ensemble des acteurs de la chaîne de santé, a-t-elle précisé. Une réforme cherchant à donner à l’édifice de soins la cohérence nécessaire pour que les patients soient mieux soignés et les professionnels exercent mieux leur mission. Un texte recentré sur l’essentiel qui vise à moderniser l’organisation globale du système de soins pour relever le double défi du vieillissement de la population et du progrès technologique. »

Aux professionnels d’être inventifs

Quant aux pharmaciens, « ils tiennent une place essentielle dans le parcours de soins », rappelle la ministre de la Santé, qui a salué de façon appuyée Jean Parrot, président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens. « J’ai engagé avec eux une réflexion importante sur l’évolution de leurs missions et le rôle qu’ils peuvent jouer dans la continuité des soins entre la ville et l’hôpital », ajoute Roselyne Bachelot. Mais – car il y a un « mais » – « le fruit de cette réflexion ne se traduira pas forcément par des mesures législatives. C’est la mise en oeuvre pratique qui importe pour que le pharmacien ait un rôle d’acteur de santé de plus en plus visible et renforcé. Ce sont bien, dans mon esprit, les professionnels qui écriront l’histoire de notre système de soin », a-t-elle asséné. A votre bonne volonté, Mesdames et Messieurs les Pharmaciens !

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