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Les étudiants font Bloc santé
Pharmacie, médecine, dentaire, vétérinaire… en attendant sages-femmes, infirmières et kinés, les étudiants de Toulouse se sont fédérés pour défendre leurs intérêts.
Nous avons déjà organisé trois soirées. Notre but était que les étudiants se rencontrent et établissent des liens. Ces soirées ont eu du retentissement et nous ont permis de nous faire un nom. Mais nous ne sommes pas là que pour ça, il faut évoluer », souligneLaurent Elbèze, vice-président de la corporation des étudiants en dentaire de Toulouse et cofondateur du Bloc santé.
L’idée a germé il y a six mois au sein des corporations de dentaire, médecine, pharmacie et vétérinaire. « Le projet de réforme du premier cycle a fait réagir les étudiants, souligne Nicolas Bister, étudiant en pharmacie et secrétaire de l’association. On a parlé également de scissions éventuelles au sein de l’université de Toulouse entre l’inerte (sciences physiques et mathématiques) et le vivant (biologie et filières de santé). »
Objectif : avoir plus de poids au sein du conseil d’administration
Les fondateurs se sont inspirés de différents modèles : de l’Amicale médecine-pharmacie de la faculté de Limoges, du Bloc santé (médecine-pharmacie) de Clermont-Ferrand, et surtout du Bloc santé de Grenoble créé il y a deux ans. Ce dernier regroupe des étudiants en médecine, pharmacie, kinésithérapie, des élèves infirmiers et sages-femmes pour favoriser les relations entre les corporations du milieu médical et paramédical et servir de liaison avec les responsables de la faculté. Seuls absents, les étudiants en vétérinaire car il n’y a pas d’école vétérinaire à Grenoble.
Même démarche du côté du Bloc santé de Toulouse. Réunis pour les élections universitaires de février dernier, les étudiants des différentes filières ont désormais plus de poids au sein du conseil d’administration et du conseil scientifique de l’université « pour la répartition des budgets, la défense des étudiants du point de vue particulier ». Autre objectif : « Réunir un maximum de sièges lors des élections pour le CROUS, ajoute Laurent Elbèze. Le CROUS est bien fait mais les étudiants sont un peu perdus, ils ne savent pas toujours à quoi ils ont droit (différents types de bourses, logement universitaires disponibles). Nous essaierons de mieux les informer. »
Faire découvrir les filières aux lycéens
L’association travaille aujourd’hui à l’organisation d’une première manifestation publique de trois jours prévue pour le mois de novembre au Capitole. Chaque filière devrait disposer de chapiteaux et de tentes. Des stands seront dédiés à des actions de prévention présentées en binôme étudiants en pharmacie/étudiants en médecine sur différentes pathologies comme le diabète, les étudiants en dentaire pourront faire des diagnostics buccodentaire gratuits… « Les études sont assez théoriques, il faut motiver les étudiants, explique le président du Bloc santé. Certains ont envie de réaliser des actions et exercer leurs compétences. » Une manifestation qui sera l’occasion également de faire découvrir les filières aux lycéens. « Beaucoup d’étudiants s’inscrivent sans savoir où ils vont. Depuis la série Urgences, par exemple, il y a 12 % d’inscriptions supplémentaires en médecine », précise-t-il.
En attendant, le Bloc santé poursuit son expansion : quatre corporations participent déjà au conseil d’administration mais l’association compte bien en convaincre d’autres. « Nous avons pris contact avec les étudiants de kiné, détaille Nicolas Bister. Ils ont une association mais elle est dirigée par le directeur de l’école. Ils vont créer un véritable BDE (bureau des élèves). Nous allons les aider ainsi que les élèves infirmiers pour créer leur association et trouver des sponsors. Pour la filière sage-femme, il faut tout commencer à zéro : les étudiants ne disposent ni d’ordinateurs ni de locaux. »
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