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Les Espagnols aiment leurs pharmacies
Dans un contexte où l’Union européenne fait pression sur l’Espagne pour qu’elle change son modèle de distribution des médicaments, nous avons voulu analyser la relation entre les Espagnols et leurs pharmacies », explique Isabel Vallejo, présidente de la Fédération espagnole des pharmacies (FEFE). Pour ce faire, elle a mené plus de 1 000 interviews dans tout le pays avec une association de défense des consommateurs.
Pour Isabel Vallejo, les conclusions de l’enquête sont sans appel : « Les consommateurs considèrent les pharmacies comme des établissements sanitaires de première qualité et refusent une approche libérale qui consisterait à laisser vendre des médicaments n’importe où. » De fait, 96,1 % des personnes interrogées considèrent le service offert par les pharmacies comme bon ou très bon.
Faire passer le message des Espagnols à l’UE
La présence et la qualification du personnel sont des arguments que la FEFE met en avant pour refuser la vente de médicaments dans les parapharmacies. En effet, 92,9 % des clients jugent utile l’information reçue en pharmacie, soit qu’elle réponde à leurs doutes ou qu’elle facilite l’administration du médicament (16,4 %). 60,1 % des clients estiment que la pharmacie aide à résoudre ses problèmes de santé, 43 % qu’elle est meilleure que les autres établissements sanitaires et 42 % au moins égale.
La FEFE entend maintenant communiquer ces chiffres auprès des autorités espagnoles et européennes. Elle en profitera pour faire passer deux autres messages contenus dans l’enquête.
Le premier a trait à la vente de médicaments sur Internet que les Espagnols critiquent à hauteur de 52,4 %. Ils sont même 74,3 % à considérer qu’il s’agit d’un moyen peu sûr d’acheter des médicaments. « Les projets de Doc Morris qui vend déjà en ligne en Hollande et en Allemagne nous inquiètent et le consommateur espagnol n’a pas confiance dans ce mode de distribution », assure Isabel Vallejo.
Le second point de l’enquête concernait la disparition des prix sur les boîtes des médicaments. Deux personnes sur trois se plaignent de cette mesure prise en 2006. Pour Isabel Vallejo, « l’indication du prix sécurisait le consommateur ». Les pharmaciens redoutent en outre la dévaluation de leur stock qui résultera de cette absence d’étiquetage lors de la baisse des prix de certains médicaments annoncée pour l’an prochain.
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