Le vote de la semaine

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Publié le 10 septembre 2016
Par Francois Pouzaud
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Unis, les représentants de la profession peuvent-ils vraiment peser face au gouvernement, à l’Assurance maladie et dans la perspective des élections présidentielles ?

OUI

L’union de nos syndicats et parler d’une seule voix ne peuvent qu’être bénéfiques pour la profession. La proximité des élections présidentielles peut être un atout pour négocier avec le gouvernement. Les pharmaciens avec l’ensemble des salariés des officines représentent un poids électoral non négligeable, et il n’est pas dans l’intérêt des politiques de se les mettre à dos. Il y a deux ans, j’ai adressé un courrier à tous mes confrères pour les mettre en garde contre les pièges de la nouvelle rémunération, et notamment sur les risques de perte de marge avec les grands conditionnements de paracétamol. Le jour où cela arrivera, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer. Il est donc impératif que les choses bougent… Je ne suis pas opposé à l’organisation d’une nouvelle opération d’envergure comme il y a deux ans.
Vincent Brochut, Saint-Fargeau (Yonne)

OUI MAIS…

La division fait le jeu du gouvernement. Les syndicats ont enfin pris conscience de la nécessité d’avoir un discours à l’unisson pour avoir plus de poids dans les négociations. Mais cela suffira-t-il à rétablir durablement l’économie des officines ? J’en doute. Il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat, le gouvernement n’est pas en capacité d’apporter à la profession des solutions satisfaisantes et cherche à gagner du temps. De plus, je ne sais pas si les politiques sont réellement inquiets de notre situation. Ils pensent, au contraire, que les pharmaciens d’officine sont encore capables de tenir la cadence imposée par les lois de financement de la Sécurité sociale.
Charles Thibous, Bacqueville-en-Caux (Seine-Maritime)

OUI MAIS…

La FSPF a perdu la majorité absolue lors des dernières élections URPS, elle ne peut plus signer et décider seule pour la profession. L’unité doit prévaloir, c’est le passage obligé pour pouvoir provoquer le débat et être entendu par l’Etat, le ministère de la Santé et l’Assurance maladie. Depuis toujours, les syndicats ne sont parvenus qu’à négocier la solution du moins pire, et ce quel que soit le gouvernement en place. Sur le plan des résultats, les médecins, parce qu’ils sont plus solidaires entre eux et plus nombreux dans les strates politiques, obtiennent plus de choses que nous. Le budget de l’Etat n’étant pas extensible, cela va être compliqué de négocier un mieux sur la marge du médicament. Je crois davantage à une hausse de la rémunération au travers de l’évolution des nouvelles missions.
Julien Nocella, Lodève (Hérault)