La proposition du Medef sans intérêt pour l’officine

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Publié le 4 octobre 2014
Par Stéphanie Bérard
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La proposition a fait l’effet d’une bombe : le 24 septembre, lors de son plan de relance pour l’emploi, le Medef annonçait que la suppression de deux jours fériés permettrait de créer 100 000 postes. Economiquement, qu’apporterait réellement la suppression de deux jours fériés à l’officine ? En se basant sur une pharmacie au chiffre d’affaires moyen de 1,57 million d’euros, une journée supplémentaire lui ferait gagner 5 198 euros. Or, il faut déduire de ce chiffre brut les charges fixes, comme les frais de personnel et généraux. « Cette mesure n’a aucun intérêt pour les officines, affirme d’emblée Philippe Besset, vice-président de la FSPF. Dans le cas d’une pharmacie où la majorité du chiffre d’affaires est réalisé avec la prescription, le chiffre d’affaires généré en sus est peu significatif car les patients viennent déposer leurs ordonnances aux heures ouvrables. » La preuve ? « Une pharmacie de garde réalise, en moyenne, un chiffre d’affaires de 1 000 euros. »

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