Génériques : Cinq milliards d’économies seraient possibles à l’horizon 2008

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Publié le 5 juin 2004
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La révolution du générique est encore devant nous ! », affirme Claude Le Pen, économiste de la santé, auteur d’une étude inédite pour les laboratoires Ratiopharm sur l’impact des génériques sur les dépenses d’assurance maladie. Inédite dans sa méthodologie.

Très souvent, les potentiels d’économies sont calculés comme si les génériques avaient été totalement utilisés à la place des princeps. Ici, les estimations sont plus fines puisque réalisées à partir d’une projection de la dynamique en unités des produits concernés, de l’état actuel du marché, des taux moyens prévisibles de pénétration des génériques (dans les groupes existants en 2003 et après la chute de brevets des 56 produits venant à échéance entre 2004 et 2008) et du différentiel de prix entre princeps et génériques. L’extension du TFR n’a pas été prise en compte.

On calcule globalement, pour chaque année, la différence entre les dépenses qui résulteraient de l’application des prix des princeps et celles qui découleront de l’existence des génériques.

Bilan : à partir de 2006, plus de 1 MdEuro(s) d’économies sur le remboursement des produits concernés (taux de prise en charge moyen de 73 %) et plus de 5 MdEuro(s) sur 5 ans (2004-2008). 65 % de cette économie sont imputables à des produits non encore génériqués.

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