Des pharmaciens bientôt condamnés ?

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Publié le 15 décembre 2001
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« 3 594 boîtes de cérivastatine ont été facturées après le 10 août malgré l’annonce du retrait du produit », a indiqué la CNAM. 2 609 officines ont procédé à l’édition de factures après cette date, ce qui représente un total de 3 541 factures litigieuses. Selon la CNAM, il s’agit essentiellement de délivrances anticipées, les officinaux ayant délivré deux mois de traitement, au lieu d’un seul mois, avant l’annonce du retrait. Il semble pourtant que quelques pharmacies aient délivré ces médicaments après le 10 août et qu’une dizaine de médecins au moins les aient prescrits également après cette date. Quoi qu’il en soit, les 55 CPAM concernées (sur 128) ont transmis l’ensemble des dossiers aux procureurs de leurs juridictions. Déjà, de nombreux officinaux font l’objet d’enquêtes de gendarmerie. Que risquent-ils ? Difficile à dire. Si Jean-Luc Audhoui, membre du conseil national de l’Ordre, reconnaît que les pharmaciens sont fautifs sur la délivrance anticipée, il estime « qu’au regard des conclusions de l’Afssaps, il n’y a pas eu de mise en danger de la vie d’autrui ». Le dossier n’aurait pas alors de dimension pénale…

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