DÉFICIT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE : Derniers arbitrages

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Publié le 20 septembre 2003
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Le 23 septembre, Jean-François Mattei présentera les grandes lignes de son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) devant la commission des comptes de la Sécurité sociale – qui aura pris soin de dévoiler un trou record de 10 MdEuro(s).

Le gouvernement doit donc très vite décider des mesures qui feront rentrer de l’argent dans les caisses. Quatre milliards lui permettraient de stabiliser le déficit. L’idée d’instaurer une taxe de 0,50 Euro(s) par boîte de médicament revient en force. Elle rapporterait à elle seule 1,2 MdEuro(s). Une hausse du forfait hospitalier serait également envisagée. L’industrie pharmaceutique pourrait, elle, subir le doublement de la taxe sur les dépenses de promotion et ne plus disposer de la liberté de fixer librement le prix des médicaments vendus à l’hôpital. Mais l’hypothèse la plus en vue cette semaine aura été la baisse de remboursement de 65 à 35 % de l’homéopathie qui coûte 150 MEuro(s) par an à la Sécu.

Le Syndicat national des médecins homéopathes a déjà dénoncé ce projet. « Les prescriptions homéopathiques ne représentent que 1 % des remboursements pharmaceutiques, soit une goutte d’eau dans l’océan du déficit. » Christian Boiron a emboîté le pas : « Toute dévalorisation de l’homéopathie se traduirait obligatoirement par un transfert significatif des prescriptions vers des médicaments allopathiques quatre à cinq fois plus chers, et donc une aggravation du déficit de l’assurance maladie. »

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