De la biologie à la gérance d’une clinique

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Publié le 8 mars 2008
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Bruno Chemla a réalisé son souhait : exercer son métier au sein d’une équipe soignante. Depuis 2002, il est pharmacien gérant à la clinique de Juvisy-sur-Orge où il s’occupe notamment de lutter contre les infections nosocomiales. Parcours.

Jai débuté mon premier stage d’internat à l’Hôtel-Dieu à Paris, en hématologie, à l’époque où les premiers cas de sida ont été enregistrés. Puis, à Necker, je me suis occupé de nutrition parentérale en pédiatrie. Ce furent deux expériences très fortes », raconte Bruno Chemla. Le dernier stage, effectué à l’hôpital Lariboisière, à Paris, aura été déterminant. « Durant cette période, j’ai vraiment appris mon métier, notamment grâce au pharmacien-chef de service de l’époque, Jean-Loup Terrier, qui m’a sensibilisé à la pharmacie clinique. »

Réagir vite, user de diplomatie

A la fin de l’internat, Bruno intègre l’ex-Pharmacie centrale des hôpitaux de Paris. Il travaille au service d’information médicopharmaceutique où il effectue des recherches dans tous les domaines de la pharmacie, de la pharmacologie à la législation. Mais la pratique lui manque. Il saisit alors l’opportunité d’un remplacement dans un établissement de soins privé. « Les débuts ont été assez durs, en particulier pour tout ce qui concernait le matériel médicochirurgical et la gestion des gaz médicaux. » Les remplacements se succèdent. Bruno apprend le métier : utilisation des logiciels de gestion, connaissance des produits et matériels, vigilance, gestion des relations avec le personnel. « Confronté aux demandes de l’équipe soignante, on doit réagir vite et se débrouiller seul car, dans le privé, l’équipe pharmaceutique est réduite au minimum. Mon passage au service d’information médicopharmaceutique m’a beaucoup servi. » Indispensable : la diplomatie, « notamment lorsqu’il faut justifier, auprès des médecins, ses actions par rapport à la réglementation. Il faut aussi savoir trouver des appuis parmi le personnel (surveillants, chefs de blocs) ».

Travail d’équipe avec les soignants

En 1999, la clinique Victor-Hugo de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) propose à Bruno un poste de pharmacien gérant. « Etre pharmacien gérant, c’est beaucoup de responsabilités dans la gestion, la réglementation, etc. Grâce aux expériences accumulées, je me sentais prêt à sauter le pas. » A Boulogne-Billancourt, Bruno accomplit un gros travail sur la stérilisation, essentielle dans cet établissement spécialisé en chirurgie digestive et ophtalmique.

Depuis 2002, Bruno est pharmacien gérant à la clinique de Juvisy-sur-Orge (Essonne), spécialisée en médecine physique, rééducation et neurologie. Avec l’ensemble de l’équipe soignante, et grâce à l’implication de chacun, il a mis en place un ensemble d’instances et de procédures qui s’inscrivent dans une démarche qualité : commission des médicaments et des dispositifs médicaux, commission des antibiotiques, circuit du médicament avec dispensation nominative.

Fin 2004, Bruno Chemla a pris la présidence du comité de lutte contre les infections nosocomiales de son établissement, dont l’objectif est « de mettre en place des procédures, de les valider, de former le personnel ».

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Pour Bruno, l’avantage d’être pharmacien gérant de clinique est indiscutable. « Cela permet d’avancer vers toujours plus d’efficacité et de qualité, dans l’intérêt des patients.»