Complémentaire santé solidaire : ne m’appelez plus CMU

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Complémentaire santé solidaire : ne m’appelez plus CMU

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Publié le 15 octobre 2019
Par Magali Clausener
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Ce 15 octobre 2019, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, ont lancé la Complémentaire santé solidaire. Ce nouveau dispositif résulte de la fusion de la CMU-C et de l’ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé). Il sera effectif le 1er novembre.

L’objectif de la Complémentaire santé solidaire est de proposer une couverture plus simple et plus large à un plus grand nombre de personnes. Au 30 juin 2019, 7,1 millions de personnes bénéficiaient de la CMU-C (5,8 millions) et de l’ACS (1,3 millions). Or le taux de recours n’est que de 40 à 60 %. Le gouvernement souhaite augmenter le taux de recours de + 3 points par an avec en ligne de mire plus de 10 millions de bénéficiaires.

La Complémentaire santé solidaire sera plus protectrice avec un panier de soins plus large pour tous les assurés leur permettant d’avoir un reste à charge de 0 euro pour les soins dentaires et optiques, et, dès le 1er novembre 2019, sur les aides auditives. Ce dispositif sera notamment plus favorable pour les bénéficiaires actuels de l’ACS. En effet, le panier de soins sera celui de la CMU-C avec une prise en charge de certains dispositifs médicaux (fauteuils roulants, béquilles…).
L’adhésion reste cependant soumise à des conditions de revenus et une participation forfaitaire sera demandée selon le montant des ressources. Ainsi, une personne seule ayant des revenus inférieurs à 746 € par mois ne déboursera rien pour la complémentaire. Si ses revenus sont compris entre 746 € et 1007 €, elle devra payer une cotisation de 1€ par jour. Outre les personnes en situation de précarité et les travailleurs pauvres, la Complémentaire santé solidaire s’adresse également aux retraités modestes. Par exemple, un couple de personnes âgées qui a une ACS contrat C (niveau de garanties le plus élevé), paiera 60 € par mois contre 87 €, et n’aura plus un reste à charge de 140 € pour deux prothèses dentaires (de type courant), de 90 € pour une paire de lunettes et de 750 € pour des aides auditives.

Les bénéficiaires actuels de la CMU-C et de l’ACS n’auront rien à faire le 1er novembre. Ils seront invités à entrer dans le nouveau dispositif à échéance de leurs droits. Ils peuvent également anticiper la sortie de leur contrat actuel.

Pour faire connaître ce nouveau dispositif, une campagne va être lancée dans les prochains jours à la radio (3 spots), sur Internet et dans les caisses primaires d’assurance maladie. Les médecins, les infirmiers et les pharmaciens seront informés via la newsletter de l’Assurance maladie. Une communication importante car les dépassements d’honoraires, quel que soit le secteur conventionnel du professionnel de santé, ne s’appliqueront pas aux bénéficiaires de la Complémentaire santé, comme c’est le cas dans le cadre de la CMU-C.

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