Attention, démarcheurs trop curieux !

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Publié le 3 septembre 2011 | modifié le 18 août 2025
Par Jean-Luc Decaestecker
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Les pharmaciens du Pas-de-Calais, et plus spécifiquement de l’Artois, reçoivent de plus en plus d’appels téléphoniques de faux agents de la Sécurité sociale sollicitant des informations sur des assurés sociaux : adresse, date de dernier passage, date de décès… « Nous n’avons pas de chiffres précis, mais c’est un phénomène qui a commencé il y a deux ans et qui s’est accéléré ces derniers temps. On nous signale des cas, mais pas tous. On a même eu l’exemple d’une personne qui a menacé de se déplacer à l’officine et d’endommager les locaux. », explique-t-on à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Artois. « Ces appels arrivent excessivement régulièrement, deux à trois fois par mois, explique Jacques Vertray, pharmacien à Hénin-Beaumont. Je raccroche systématiquement ou demande à ce qu’on m’adresse un courrier, qui n’arrive jamais… »

Il est interdit de briser le secret professionnel

« C’est un problème très ancien, précise Dominique Jonquois, titulaire à Boulogne-sur-Mer. En tant que responsable du service de garde, je rappelle que donner un renseignement par téléphone revient à briser le secret professionnel. Ils sont nombreux à appeler : huissiers, sociétés de crédit et de recouvrement…? Ils se présentent généralement sous un nom reprenant un prénom, M. Denis, Mme Louise, ou une couleur, M. Leblanc… »

Cette recrudescence des démarchages frauduleux touchant les pharmaciens a conduit la CPAM à les mettre en garde fin juillet pour leur rappeler que « l’instruction des dossiers n’est jamais faite par téléphone » et que « les documents utiles à la gestion des dossiers sont demandés par courrier ». Le sujet sera d’ailleurs à l’ordre du jour d’une prochaine commission paritaire départementale, puis nationale.

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