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AFIPA : Les médecins, enfin disciples de l’automédication !
Le Collectif des groupements réclame la gestion des « petits maux » aux pharmaciens, les médecins la leur donnent volontiers. Selon une enquête Louis Harris menée auprès de 250 médecins généralistes pour le compte de l’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable), près de 89% reconnaissent que certaines pathologies ne nécessitent pas une consultation systématique et 80% d’entre eux prescrivent des médicaments d’automédication non remboursés. Par ailleurs, les médecins, qui ont intégré le concept d’automédication (52% sont favorables à cette pratique, principalement des femmes), soulignent le temps excessif consacré, dans leur pratique, aux pathologies bénignes. Un temps précieux qui pourrait, selon 57% d’entre eux, être mis à profit pour la prévention ou la prise en charge de pathologies plus graves.
Savoir-faire et faire savoir.
Reste que le médecin tient un rôle essentiel dans le processus de développement de la médication familiale. 92% des médecins favorables aux médicaments d’automédication considèrent qu’ils ont un rôle important à jouer dans l’accompagnement de leur bon usage. D’autant que 60% de leurs patients leur demandent parfois ou souvent conseil sur ces médicaments. Pour 73% des médecins interrogés, le prix du médicament familial (coût moyen d’une boîte : 5 euros) n’est pas un frein à sa prescription. La clé de voûte est plutôt une bonne information du corps médical sur ce type de médicaments : un médecin sur deux déclare ne pas être suffisamment informé.
Les temps changent.
Si les mentalités ont bien évolué sur le sujet, il reste encore 22% de médecins réfractaires à l’automédication et inconditionnels du médicament remboursable. En cas de déremboursement, 65% d’entre eux déclarent rechercher souvent ou systématiquement une alternative remboursée.
Enfin, les médecins estiment que l’information du public sur l’automédication passe en priorité par la mise à disposition de dépliants dans les salles d’attente (71%) et dans les pharmacies (63%). Des réponses en accord avec celles des patients qui, d’après une enquête d’IDS France sur les brochures santé, accordent une très grande confiance dans l’information santé véhiculée par le médecin (97%) et le pharmacien (89%) et aux brochures d’information disponibles chez ces deux professionnels de santé (93%).
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