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Pharmaciens d’officine : le plébiscite de la population française
Dans le 1er « Observatoire de la santé au quotidien » réalisé par l’Ifop pour Biogaran, les Français se montrent inquiets pour le système de santé. Et estiment donc que la santé n’est pas suffisamment abordée dans la campagne présidentielle. Heureusement, s’il y a un professionnel de santé de nature à les rassurer, c’est bien leur pharmacien.
Dans un contexte de pandémie et alors que se profilent les élections présidentielle et législatives, comment les Français perçoivent-ils le système de santé, l’accès aux soins et les différents professionnels de santé ? C’est ce qu’a voulu savoir le laboratoire Biogaran en lançant son « Observatoire de la santé au quotidien ». Du 7 au 8 décembre 2021, l’Ifop a ainsi mené une enquête auprès d’un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Une dégradation du système de santé pour 70 % des Français
Un Français sur deux trouve que les enjeux de santé sont « insuffisamment » abordés dans la campagne présidentielle alors que 80 % des potentiels votants détermineront leur vote en fonction de ce sujet, avant l’insécurité (74 %) et l’immigration (56 %). Le système de santé préoccupe en effet fortement les Français : 87 % sont inquiets de l’impact à terme du Covid-19 sur sa qualité, 85 % d’une production de médicaments de moins en moins importante en France et en Europe et 82 % des conséquences du vieillissement de la population sur l’équilibre financier et la qualité du système de santé. De façon générale, 74 % estiment que le système de santé s’est dégradé ces dernières années et 70 % ont renoncé au moins une fois à des soins pour des motifs de délais, de coût ou de distance.
Les Français favorables à de nouvelles missions pharmaceutiques
Dans ce contexte, l’accès aux différents professionnels de santé est donc primordial. Un défi relevé haut la main par les pharmacies. 95 % des Français jugent l’accès aux pharmaciens « facile », contre 67 % pour les médecins. Des pourcentages qui tournent autour de 40 % pour les médecins spécialistes (dentistes, gynécologues…) et tombent à 27 % pour les ophtalmologues. De fait, 93 % des répondants estiment que le nombre de pharmacies autour de leur domicile est satisfaisant (59 % très satisfaisant et 34 % assez satisfaisant). Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la quasi-totalité des Français approuvent un élargissement du rôle des pharmaciens. 90 % sont ainsi favorables à ce que les pharmaciens proposent des missions d’accompagnement des personnes âgées (délivrance des médicaments à domicile, accompagnement des aidants…), 85 % des services/programmes de prévention santé (conseils nutritionnels, tests de dépistage…) et 82 % un accompagnement pharmaceutique pour les traitements chroniques (asthme, anticoagulants, diabète, cancers…). Et 80 % sont d’accord pour que les officinaux livrent les médicaments et vaccinent. Ce qui est remarquable, c’est que ces proportions varient peu selon le sexe, l’âge, le lieu de résidence, les revenus, la proximité politique avec l’un des candidats à la présidentielle et les intentions de vote. En résumé, de gauche ou de droite, les Français votent à l’unanimité ou presque pour les pharmaciens.
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