Qu’est-ce que c’est ?

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Publié le 23 septembre 2017 | modifié le 2 février 2025
Par Delphine Guilloux
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La rosacée est une dermatose chronique du visage qui concerne 2 à 3 % de la population adulte et dont le retentissement psychologique est variable. Liée à un trouble de la circulation veineuse, la rosacée survient plus fréquemment chez la femme à partir de 30 ans, avec un pic autour de la ménopause. Les sujets à peau claire, yeux bleus et cheveux blonds sont plus fréquemment atteints, comme en cas de prédisposition familiale. On distingue différentes formes de rosacée : la forme vasculaire, la plus fréquente ; la forme papulo-pustuleuse qui évolue par poussées ; la rosacée stéroïdienne qui est induite ou aggravée par la corticothérapie locale ; et la forme hypertrophique ou rhinophyma qui touche majoritairement les hommes. La forme vasculaire se caractérise par un érythème centrofacial ou érythrose, des télangiectasies ou couperose et des bouffées vasomotrices consécutives à l’absorption d’alcool, de mets épicés, de boissons chaudes… de courte durée et limitée au visage. Les traitements sont symptomatiques, les formes topiques étant proposées pour les formes peu étendues. L’acide azélaïque est le traitement de référence des formes topiques, le métronidazole étant surtout efficace sur les formes papulo-pustuleuses. La doxycycline, seule ou associée aux topiques, est généralement réservée aux formes profuses et aux cas où les signes fonctionnels sont importants. Le laser et l’électrocoagulation peuvent également être proposés pour leur action sur la rougeur et l’irritabilité de la peau.

Sources : La Revue du praticien, Tome 27, N° 900, avril 2013, Fiche pratique, « Rosacée : la malédiction des Celtes ? » ; La Revue du praticien, Tome 30, N° 971, décembre 2016, « Arrêt sur image : … ou de rosé ? » ; dermato-info.fr.

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