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Comment traiter l’hypersalivation ?
Réponse : Due à un déséquilibre entre la production de salive et la quantité de salive avalée, les causes d’une sialorrhée sont souvent mal définies et rendent la mise en place d’un traitement d’autant plus complexe. Dans certains cas, des molécules anticholinergiques type scopolamine ou atropine sont prescrites. Elles peuvent bloquer de façon réversible les récepteurs muscariniques des glandes salivaires et réduire la production de salive. Dans d’autres cas, un traitement à base de béta-bloquants, comme le propanolol ou l’aténolol, peut permettre de diminuer la viscosité des sécrétions salivaires. A ce jour, la meilleure solution pour traiter une hypersalivation semble être l’injection de toxine botulique A sous visualisation échographique. Des effets indésirables peuvent cependant apparaître : difficulté de mastication, sécheresse buccale et faiblesse musculaire au niveau de la mâchoire. Une opération chirurgicale, consistant en une excision des glandes salivaires, peut également être envisagée si besoin. Mais elle n’est pas sans risque. Une sialocèle (kyste salivaire), des caries dentaires ou encore une pneumonie d’aspiration peuvent survenir.
Sources : Essali A., Rihawi A., Altujjar M., Alhafez B., Tarboush A., Médicaments anticholinergiques pour traiter la salivation excessive causée par l’utilisation d’antipsychotiques autres que la clozapine, Cochrane, 2012 ; Basille-Fantinato A., Krystkowiak P, Hypersialorrhée chez le patient parkinsonien, Pratique Neurologique-FMC, 2010, vol. 1, p7-14. formation
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