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« Proposer un service puis l’abandonner, ce n’est pas un échec »
Les questions que vous vous posez sur la mise en place de nouveaux services à l’officine trouvent réponse auprès d’Anne-Laure Jacob. Cette adjointe en Alsace a planché sur le sujet pour son mémoire sur le management de l’officine. Par ici les bonnes idées !
Quelles nouvelles missions choisir parmi toutes celles qui se présentent aujourd’hui ? A quel rythme se lancer et pour quels résultats ? Ces questions que se posent de nombreux confrères, Anne-Laure Jacob les a traitées. Elle qui s’est investie, dès leur lancement, dans les entretiens pharmaceutiques pour les patients sous antivitamines K (AVK), dans l’officine où elle était adjointe. Après dix ans de parcours professionnel, cette pharmacienne diplômée en 2009 de la faculté de Strasbourg (Bas-Rhin) veut aller de l’avant et entreprend un diplôme universitaire de management officinal. « Plutôt que de choisir une énième spécialisation, je souhaitais apprendre à me connaître davantage et donner un nouvel élan à ma carrière », confie-t-elle. Dans le mémoire* qui clôt sa formation, l’adjointe formalise une méthode de déploiement des nouveaux services à l’officine. Tout d’abord, rappelle-t-elle, la proposition d’une nouvelle prestation doit être mûrement réfléchie. « Elle est intégrée dans l’organisation établie sans perturber le fonctionnement des tâches quotidiennes déjà attribuées. »
Une méthodologie en différentes étapes
Elle recommande de présenter le projet lors d’une des réunions d’équipe à organiser tous les mois en routine. « Les décisions sur ce qui va être fait, par qui et comment sont prises en concertation. Les responsables du projet sont désignés et le planning des tâches quotidiennes est affiné pour attribuer des plages horaires précises », préconise Anne-Laure Jacob. Une évaluation est réalisée un mois après le lancement puis à trois mois, en s’appuyant sur des données chiffrées. Un service qui n’atteindrait pas ses objectifs pourrait alors être abandonné. « Il ne faut pas le voir comme un échec et comme quelque chose de définitif. On pourra y revenir plus tard et le retravailler. »
Les prestations peuvent être mises en place les unes après les autres en respectant un intervalle de six mois en moyenne. « Le service suivant n’est instauré que si le précédent est parfaitement maîtrisé. C’est aussi la méthode qui est appliquée dans la grande distribution ! » De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas que cette adjointe à Hoerdt (Bas-Rhin) a franchi dans la foulée. « En 2019, j’ai proposé de mettre en place la vaccination contre la grippe. Dans un premier temps pour tester. C’est un service qui n’occupe l’officine que quelques mois dans l’année. » La phase d’organisation incluait l’aménagement du local et la mobilisation de l’équipe sur les messages à délivrer et sur la prise de rendez-vous. « Aujourd’hui, cela fonctionne très bien et lorsque l’élargissement des vaccins à administrer se précisera, nous aviserons ! »
* Mémoire pour le diplôme universitaire management de l’officine « Les services rémunérés à l’officine », mai 2018.
BIO Anne-Laure Jacob
2008 Diplôme de docteur en pharmacie à la faculté de pharmacie de Strasbourg (Bas-Rhin)
2013 Se lance dans les entretiens pharmaceutiques pour les patients sous AVK
2018 Diplôme universitaire de management de l’officine obtenu à Strasbourg
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